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Tourisme

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La diversité de la France

Les Belges ressentent pour la France une grande attirance, qui ne s’est pas démentie depuis de nombreuses années, puisque l’Hexagone demeure toujours la destination de vacances la plus prisée par nos compatriotes, tant pour les courts séjours que pour les vacances principales.

La diversité de la France

Lyon : Cité de la Gastronomie

Capitale de la grande Région Auvergne-Rhône-Alpes, Lyon se trouve au cœur d’un écrin de nature entre vignes, lacs et montagnes. Deuxième région touristique de France, ville natale des frères Lumière, Lyon offre à ses visiteurs un parcours de 2000 ans d’histoire, de l’Antiquité au modernisme, en passant par la Renaissance. Mais Lyon est aussi la Cité de la Gastronomie.

Institution emblématique de la gastronomie française, le restaurant Paul Bocuse. Chef parmi les chefs, Paul Bocuse s’est éteint il y a six ans, après avoir rayonné au firmament de l’art culinaire durant plus de 50 ans. Cette Maison de famille, depuis 1924, fête cette année ses 100 ans. Le menu spécial centenaire, proposé tout au long de cette année, met à l’honneur les plats cultes de la maison ainsi que des nouveautés. Faire évoluer la Maison, ses recettes, tout en faisant perdurer l’âme du restaurant, c’est à quoi s’attèle, en salle comme en cuisine, chacun des acteurs de cet établissement mythique.

La diversité de la France

En travaux depuis janvier 2023, le Musée Lumière a rouvert ses portes, fin de l’année dernière, avec une nouvelle scénographie. Construite entre 1899 et 1901, la Villa Lumière était la demeure d’Antoine Lumière, père de Louis et Auguste Lumière. Avec plus d’un siècle d’existence, la villa est devenue le Musée Lumière en 1982.

La 20e édition du « Quais du Polar » – événement majeur de la sphère littéraire internationale – se tiendra du 5 au 7 avril 2024, en présence des plus grands auteurs de romans noirs. Pour ce festival qui s’adresse à tous les publics, la ville de Lyon offrira un décor de choix à des événements originaux et des rencontres avec les auteurs et autrices de tous les horizons.

La 17e Biennale d’Art Contemporain se déroulera du 21 septembre 2024 au 5 janvier 2025, en alternance avec la Biennale de la Danse créée en 1984. La Biennale d’Art Contemporain réunit, dans des lieux emblématiques de la ville, une sélection d’œuvres d’artistes internationaux. Cette manifestation catalyse la réflexion autour de problématiques majeures, tant dans le domaine de l’art que dans la société.

www.visiterlyon.com


Val de Loire : un patrimoine historique

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Surnommée la vallée des Rois, et classée depuis près de 25 ans au patrimoine mondial de l’UNESCO, cette région réunit un nombre indéfini de châteaux dits « Grands Sites du Val de Loire », comme le Château de Chambord ou le Château de Chenonceau. Au milieu du XVIIIe siècle, le Château de Chenonceau ouvrit ses portes au philosophe des Lumières, Jean-Jacques Rousseau. Cette année, le « Château des Dames » remet en lumière son Cabinet de Curiosités Scientifiques. Le Château Royal d’Amboise expose, jusqu’au 20 avril, une dizaine de maquettes originales issues des décors du tournage du film d’animation « Léo », qui retrace les dernières années de la vie de Léonard de Vinci à Amboise. Tandis que le Clos Lucé - dernière demeure du génie italien - expose jusqu’au 12 mai, une grande partie des décors ainsi que les personnages qui ont servi à la fabrication du film.

Acquis par la Région Centre-Val de Loire en 2007, le Domaine de Chaumont-sur-Loire est devenu un lieu incontournable dans le domaine de l’art et des jardins. Sa triple identité : patrimoniale, artistique et « jardinistique » en fait un lieu singulier dans le circuit des châteaux de la Loire.

Evénement gastronomique le 18 mars ! La ville historique de Tour accueillera la cérémonie de présentation du Guide Michelin France 2024.

www.valdeloire-france.com


Avignon : Terre de Culture

La diversité de la France

Située aux portes de la Provence, entre l’Italie et l’Espagne, la cité papale bénéficie d’un patrimoine d’exception. Deux monuments font partie d’un ensemble monumental grandiose, classé au Patrimoine Mondial par l’UNESCO depuis 1995. Le Palais des Papes, le plus grand palais gothique, résidence des souverains pontifes au 14e siècle, est le haut lieu patrimonial de la ville. A deux pas du Palais, le Pont d’Avignon (ou Pont Saint-Bénezet) – autre vestige du Moyen Âge – est célèbre dans le monde entier grâce à sa chanson.

Pour la deuxième année consécutive, la grande exposition du Palais des Papes « A la vie, à l’amor » est à découvrir jusqu’au 25 janvier 2025. Première monographie de Miss.Tic, disparue en mai 2022, elle célèbre toute la force poétique de l’œuvre de cette artiste pochoiriste et figure emblématique du street-art.

Dans cette ville d’histoire, le centre historique, entouré de ses remparts d’origine, prête à la flânerie. Chaque été, Avignon se transforme en ville-théâtre. Depuis la création du Festival d’Avignon par Jean Vilar, en 1947, Avignon est reconnue pour le théâtre et le spectacle vivant.

Labellisé « Terre de jeux 2024 », le Vaucluse est un département étape des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Le 19 juin, c’est à Avignon que se déroulera la cérémonie d’allumage de la vasque, afin d’accueillir la Flamme olympique.

www.avignon-tourisme.com

Christian FARINONE

Photos : 1. Benoît Charvet, Gilles Reinhardt, Olivier Couvin – Restaurant Paul Bocuse / 2. Façade de l’Institut Lumière (© Jack Leone) / 3. Château de Chenonceau et son reflet dans les eaux du Cher (© Anaïs Verger – CRT Centre-Val de Loire) / 4. Palais des Papes (© Empreinte d’Ailleurs).

Article mis en ligne en février 2024

Le «Printemps Impressionniste» dans les Hauts-de-France
Le «Printemps Impressionniste» dans les Hauts-de-France

Le 15 avril 1874 ouvrait à Paris la première exposition impressionniste. Et ce, à l’initiative des artistes Monet, Renoir, Degas, Morisot, Pissarro, Sisley et Cézanne. Cette année, le Ministère français de la Culture et le Musée d'Orsay fêtent les 150 ans de l’Impressionnisme avec l'exposition «Paris 1874 : inventer l’impressionnisme» qui se tiendra à Paris du 28 mars au 14 juillet. En parallèle à cette exposition, quelque 180 œuvres prêtées exceptionnellement par le Musée d’Orsay seront à découvrir dans plusieurs musées de France. Parmi lesquels cinq grands musées de la région Hauts-de-France qui ont souhaité s’unir autour d’une saison commune désignée Printemps Impressionniste. Il s’agit du Musée de Picardie d’Amiens, du Musée de la Chartreuse de Douai, du Palais des Beaux-Arts de Lille, du MUba de Tourcoing et de La Piscine à Roubaix.

Ainsi, c’est le thème de l’enfance qui sera mis à l’honneur, du 17 février au 26 mai, à La Piscine de Roubaix. La célèbre Petite Châtelaine de Camille Claudel du musée roubaisien recevra la visite de quelques enfants impressionnistes des collections nationales : trois tableaux de Degas, Renoir et Pissarro, et deux sculptures de Degas, dont l’iconique Petite danseuse de 14 ans.

Le «Printemps Impressionniste» dans les Hauts-de-France

A Tourcoing, le MUba Eugène Leroy accueillera, du 16 mars au 24 juin, l’événement majeur des 150 ans de l’Impressionnisme grâce au prêt exceptionnel de 58 chefs-d’œuvre des collections du Musée d’Orsay signés Monet, Sisley, Renoir, Pissarro, Cézanne ou encore Gauguin. L’exposition «Peindre la nature – paysages impressionnistes du Musée d’Orsay» explorera cette révolution picturale – l’Impressionnisme – à travers le thème du paysage et le lien qui unit les artistes à la nature dans la seconde moitié du 19e siècle. A cet effet, un parcours sera organisé en cinq sections. Dans la première salle, c’est le creuset du paysage réaliste et le développement de la peinture de plein air qui seront présentés. La deuxième section explorera les motifs de prédilection des impressionnistes. Ensuite, vient le troisième volet montrant comment, à partir des années 1880, les impressionnistes et particulièrement Monet, se concentrent progressivement sur des paysages «purs» et sur des effets atmosphériques et lumineux toujours plus complexes. La quatrième section abordera, elle, l’évolution de l’art du paysage après l’impressionnisme, de Seurat à Mondrian en passant par Redon, Gauguin ou Bonnard. Enfin, en forme d’épilogue, la réunion du chef-d’œuvre Saule pleureur (1920-1922) de Monet, avec une peinture d’Eugène Leroy, artiste tutélaire du musée de Tourcoing, interrogera la postérité du maître de Giverny au 20e siècle.

Quant au Palais des Beaux-Arts de Lille, il célèbrera cet anniversaire, du 18 avril au 24 septembre, avec l’exposition «Monet à Vétheuil : les saisons d’une vie» regroupant un ensemble d’œuvres de Claude Monet représentant le village de Vétheuil, qui occupa une place singulière dans la vie de l’artiste. Constituée de deux chefs-d’œuvre des collections lilloises et de quatre prêts prestigieux du Musée d’Orsay, la série inédite ainsi constituée évoquera le rythme des saisons et deux périodes stylistiques de Monet.

C.F.

Photo 1 : Pont du chemin de fer à Chatou (1881) d’Auguste Renoir – Huile sur toile 54,5 cm x 65,5 cm – Musée d’Orsay, Legs Gustave Caillebotte (1894) – © photo : Musée d’Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt.
Photo 2 : Effet de neige à Vétheuil (1878-1879) de Claude Monet – Huile sur toile 52,5 cm x 71,0 cm – Musée d’Orsay, Legs Gustave Caillebotte (1894) – © photo : Musée d’Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt.

Article mis en ligne en février 2024

«Jef Aérosol Stories» à l’Hospice Comtesse de Lille
«Jef Aérosol Stories» à l’Hospice Comtesse de Lille

L’Hospice Comtesse - musée d’Art et d’Histoire de la ville de Lille - présente, jusqu’au 21 janvier 2024, la première rétrospective de l’une des figures internationales du Street Art, Jef Aérosol (pseudonyme de Jean-François Perroy). Dans la continuité du 40e anniversaire du premier pochoir de l’un des pionniers et chefs de file du Street Art, l’exposition « Jef Aérosol Stories » est aux yeux de l’artiste, une « compilation d’instantanés, de moments, de souvenirs et de bribes d’aventures ».

Peintre, musicien, et lillois d’adoption depuis 1984, cet homme, né à Nantes en 1957, est devenu, à partir des années 1980, un artiste dont les créations aux quatre coins de la planète interpellent chaque individu. Rapidement, les peintures de Jef Aérosol - siglées d’une flèche rouge - intègrent le corpus d’une «imagerie populaire» comme l’autoportrait «Chuuuttt !!!» à Paris ou bien encore la fresque «Waz’ Up» à Lille.

Dans l’ancienne salle des malades de l’Hospice Comtesse, Jef Aérosol montre les œuvres emblématiques de son parcours. Pour l’artiste, cette exposition est à la fois «un album de souvenirs, un pêle-mêle, une promenade jalonnée de dessins de jeunesse, de pochoirs, de photos, de vidéos, d’objets personnels, de documents d’archives, d’affiches, de flyers, de livres, etc.». Un film réalisé dans la maison et l’atelier de l’artiste permet, à chaque visiteur, de découvrir l’univers quotidien de Jef Aérosol. La chapelle, attenante à la salle des malades, abrite une installation mettant en scène près de 200 célébrités et anonymes peints au pochoir sur des cartons à l’échelle 1, que l’artiste a bombés sur murs et toiles au fil du temps.

En quatre décennies, Jef Aérosol a laissé sa trace sur d’innombrables murs, au gré de ses voyages. La plupart de ces interventions sont sans autorisation, mais certaines sont plus officielles. C’est en particulier le cas des grandes fresques qui nécessitent temps, logistique et assistants. D’Ushuaia à Rome, de New York à Rio, Jef Aérosol a accroché aux murs des lambeaux de poésie éphémère, des bouts de rêves, des morceaux d’humanité, toujours avec simplicité et bienveillance, dans le respect des gens et des lieux.

Situé au cœur du quartier historique du Vieux-Lille, l’Hospice Comtesse fut fondé, en 1237, par la comtesse Jeanne de Flandre. D’abord Hôpital Notre-Dame, il incarne 750 ans d’hospitalité et de générosité. Tourné vers l’avenir, en devenant musée, l’Hospice Comtesse aime faire résonner ses collections et son architecture, avec la modernité d’artistes contemporains dans un dialogue toujours riche et surprenant.

J.R.

Musée de l’Hospice Comtesse : tél. +33 (0)3 28 36 84 00 - mhc.lille.fr.

Photo : Vue du Musée de l’Hospice Comtesse depuis l’îlot Comtesse / © Musée de l’Hospice Comtesse.

Article mis en ligne en décembre 2023

Où sont les Femmes ?
Où sont les Femmes ?

Jusqu’au 11 mars 2024, le Palais des Beaux-Arts de Lille (France) dédie son exposition temporaire aux femmes artistes et s’interroge sur leur présence dans les collections du musée et plus généralement dans l’histoire de l’art.

Sur près de 60 000 œuvres conservées, seulement 135 sont attribuées à des artistes femmes. Hormis quelques grands noms (Geneviève Asse, Camille Claudel, Sonia Delaunay, Marie Laurencin...), le travail des 80 artistes présentes dans les collections lilloises est souvent méconnu, voire inconnu.

Composée d’une centaine d’œuvres - la plupart ont rarement été exposées auparavant au musée et sont sorties des réserves, plusieurs ont été restaurées pour l’occasion -, l’exposition retrace les trajectoires variées de ces créatrices, dont le travail couvre une période allant du 17e siècle à nos jours.

Parcours de l’exposition temporaire

L’exposition se subdivise en trois parties.

1) Les femmes dans l’atelier : comment devient-on une artiste ?

À partir du 17e siècle, deux systèmes de formation artistique coexistent en France : d’une part, l’Académie royale de peinture et de sculpture, créée en 1648, qui compte quelques académiciennes admises au terme d’une carrière déjà bien lancée ; d’autre part, un système de corporations organisées en ateliers où les maîtres travaillent avec des apprentis et membres de leur famille. La parentèle demeure jusqu’au 19e siècle un élément décisif pour les femmes, qui se forment souvent dans le cercle familial. L’importance de l’entourage est telle qu’il est parfois difficile pour ces artistes, comme Jacqueline Comerre-Paton, Camille Claudel et Sonia Delaunay, de sortir de l’ombre de leurs proches masculins.

Face aux difficultés d’accès à la formation, se créent des ateliers réservés aux femmes. Elisabetta Sirani en ouvre un dès 1660, mais ce phénomène se développe surtout à partir de la fin du 18e siècle. Adèle Romany se forme dans la section féminine de l’atelier de Jean-Baptiste Regnault, tandis que Marie-Amélie Cogniet supervise un atelier “pour dames” en pendant à celui de son frère. À partir de la seconde moitié du 19e siècle, des académies privées se multiplient à Paris et deviennent une alternative de qualité à l’enseignement officiel. En offrant parfois la possibilité aux élèves des deux sexes de travailler d’après le modèle nu, elles attirent de nombreuses artistes femmes.

À Lille, la présence d’étudiantes aux Écoles académiques (qui deviennent École des Beaux-Arts en 1897) est attestée à partir de 1883. Dans la dernière décennie du 19e siècle, on trouve parmi ces premières générations d’élèves féminines les sœurs Jeanne et Marguerite Dubuisson, ainsi que Jane-Agnès Chauleur-Ozeel qui étudie dans l’atelier de Pharaon de Winter. Leur présence précède l’ouverture de l’École nationale des Beaux-Arts aux femmes, obtenue, en 1897, notamment grâce au combat de la sculptrice Hélène Bertaux, fondatrice de l’Union des femmes peintres et sculpteurs.

Où sont les Femmes ?

2) Hiérarchie des genres : les créatrices face aux médiums et aux genres artistiques

Théorisée en France au 17e siècle, la hiérarchie des genres classe les sujets artistiques du plus noble - les scènes d’histoire - au moins prestigieux, la nature morte. Elle reproduit dans la sphère artistique la hiérarchie de genre qui sous-tend les rapports sociaux entre les hommes et les femmes. La production de celles-ci se trouve ainsi cantonnée aux genres les moins nobles, certaines peintres de natures mortes menant dès cette période des carrières remarquables, comme Rachel Ruysch.

Le nombre croissant d’artistes professionnelles incite les théoriciens du 19e siècle à recourir à des critères biodéterministes pour limiter leurs productions aux genres considérés comme mineurs. Selon eux, les qualités perçues comme naturellement féminines (telles que la grâce, la délicatesse ou la minutie) les conditionnent à créer des objets de petite taille à valeur décorative ou sentimentale : fleurs, éventails, miniatures, estampes, médailles…

Pour autant, ces limitations ne sont pas une fatalité. Certaines femmes excellent dans le domaine auquel elles sont reléguées: en témoigne la qualité des fleurs d’Elisabetta Marchioni ou des gravures de Rose Maireau. D’autres s’orientent vers des médiums traditionnellement perçus comme masculins, telle Marguerite Cousinet qui revendique son statut de sculptrice en se représentant en blouse de travail.

L’émergence des avant-gardes du 20e siècle permet aux artistes femmes d’investir de nouveaux champs tout en détournant les codes établis. Ainsi Geneviève Asse fait évoluer ses natures mortes vers les monochromes bleus qui ont fait sa renommée, puisant dans la traditionnelle hiérarchie de(s) genre(s) pour mieux la transcender.

3) Se faire un nom : réseaux et stratégies de diffusion

À partir du 19e siècle, les sociétés d’artistes se multiplient et offrent aux femmes, lorsqu’elles y sont admises, une visibilité précieuse. Certaines artistes s’impliquent dans des groupes mixtes, comme le cercle belge Vie et Lumière, l’Atelier de la Monnaie à Lille ou encore le groupe de Gravelines. D’autres prennent part à des associations non-mixtes comme l’Union des femmes peintres et sculpteurs (UFPS), première organisation française d’artistes femmes fondée en 1881. Présidée par Virginie Demont-Breton de 1894 à 1901, elle promeut l’accès des femmes à l’École nationale des Beaux-Arts et organise un Salon annuel, tout comme la Société des Femmes artistes modernes (FAM) créée en 1931.

Jusqu’au 20e siècle, les Salons - officiels ou alternatifs - constituent une première étape dans la diffusion du travail des artistes. Certaines y exposent sous un pseudonyme masculin, comme Jacques-Marie ou Charles-Paul Séailles. Des œuvres y sont acquises par l’État ou par des collectionneurs, comme Alphonse et Charlotte de Rothschild qui ont donné plusieurs œuvres d’artistes femmes au musée de Lille à l’aube du 20e siècle.

Cet accrochage fait également émerger un tissu de galeristes femmes ayant soutenu des artistes; dès le milieu du 20e siècle : Jeanne Bucher, Denise René, Josée Courier... Ces liens professionnels se doublent d’amitiés électives, notamment entre des artistes expatriées comme Maria Helena Vieira da Silva, María Blanchard et Angelina Beloff. Étudier les réseaux de ces créatrices met en lumière la complexité des écosystèmes artistiques et participe d’une écriture polyphonique de l’histoire de l’art.

Le choix de mettre en lumière la diversité des productions de ces artistes femmes (peintures, sculptures, arts graphiques, arts décoratifs, numismatique) s’inscrit dans une démarche plus globale de se saisir de la question de leur invisibilisation dans l’histoire de l’art. Ainsi, à l’issue de l’exposition, certaines de ces œuvres viendront enrichir le parcours permanent.

L’exposition temporaire se complète par un parcours dans les collections permanentes sous la forme d’une médiation spécifique évoquant le regard porté par les artistes masculins sur les modèles féminins.

Palais des Beaux-Arts de Lille : place de la République - 59000 Lille - France - tél. +33 (0)3 20 06 78 00 - pba.lille.fr.

Josiane REGINSTER

Photos :
1. Rachel Ruysch – Fleurs sur une tablette de marbre, 1747 / © Rmm-GP – PBALille – photo : René-Gabriel Ojéda.
2. Sonia Delaunay – Rythme-couleur 1076, 1939 / © PBALille – photo : Jean-Marie
Dautel.

Article mis en ligne en décembre 2023

1, 2, 3 couleurs : espace dédié à l’art pour les tout-petits
1, 2, 3 couleurs : espace dédié à l’art pour les tout-petits

En 2023, le Palais des Beaux-Arts de Lille, en partenariat avec «mille formes» à Clermont-Ferrand - premier centre d’initiation à l’art pour les tout-petits, proposant un espace d’expérimentation de 700 m² dans lequel les enfants sont au contact de dispositifs interactifs créés par des artistes contemporains -, imagine un espace dédié à la petite enfance et à la création contemporaine. A l’automne 2023, le musée ouvre un espace gratuit dédié aux enfants de 0 à 6 ans, au cœur de son atrium, pour faire vivre aux tout-petits une première expérience multisensorielle autour des formes et des couleurs, grâce à des œuvres contemporaines.

Conçue comme un cocon au cœur du musée, l’exposition «1, 2, 3 couleurs» se compose de deux dispositifs interactifs artistiques, produits par « mille formes », invitant les enfants à s’en emparer et à les manipuler : Espaces Manipulables de l’artiste de renom Eltono et Jeu minots de l’artiste marseillaise Claude Como.

S’y ajoutent Le petit atelier, espace de pratique artistique pour créer, et La cabane à histoires, coin de lecture et de jeux pour prolonger la découverte.

Des médiateurs proposeront des activités sur le principe de l’itinérance ludique et du jeu libre.

Autant d’expériences pour s’émerveiller, s’ouvrir au monde et à l’art, et ainsi placer le musée comme partenaire du développement de l’enfant !

Cet espace coloré est accessible, gratuitement, jusqu’au 11 mars 2024, sur réservation sur pba.lille.fr, le mercredi et le week-end pour les individuels.

J.R.

Palais des Beaux-Arts de Lille : tél. +33 (0)3 20 06 78 00 - pba.lille.fr.

Photo : Eltono – Espaces Manipulables / © mille formes, ville de Clermont-Ferrand – photo : Eltono.

Article mis en ligne en décembre 2023

Rejoindre les Alpes françaises en Eurostar Snow
Rejoindre les Alpes françaises en Eurostar Snow

Nouvelle entreprise réunissant Eurostar et Thalys depuis le début de cette année 2023 et déployant ses activités sous la seule et même marque «Eurostar», Eurostar a pour ambition de transporter 30 millions de passagers par an d'ici 2030 et, ainsi, devenir la référence du voyage durable en Europe.

Avec une flotte de 51 trains, Eurostar offre le plus grand réseau international à grande vitesse d'Europe occidentale, desservant 28 destinations en Allemagne, Belgique, France, Pays-Bas et Royaume-Uni. Et, bonne nouvelle pour les amateurs de sports d'hiver : à l’image du Thalys Neige des années précédentes, un Eurostar Snow transportera les amateurs de sports d’hiver vers les sommets enneigés des Alpes françaises.

Cet hiver, chaque samedi du 23 décembre 2023 au 6 avril 2024, Eurostar Snow proposera, à partir de la Belgique, des liaisons directes depuis Bruxelles-Midi et Anvers-Central vers Chambéry, Albertville, Moûtiers, Aime-La-Plagne, Landry et Bourg-Saint-Maurice. De là, les amateurs de glisse peuvent rejoindre facilement les plus grands domaines skiables des Alpes françaises, tels que Les 3 Vallées, Tignes, La Plagne ou encore Les Arcs. Mais Eurostar Snow ne se contente pas d’emmener les passagers dans les stations de ski depuis la Belgique : il existe également une connexion directe depuis les Pays-Bas. Et les voyageurs au départ de Londres pourront également profiter d’un service Eurostar Snow pour se rendre dans les Alpes françaises, avec une correspondance à Lille-Europe en France.

Informations et horaires : www.eurostar.com

C.F.

Article mis en ligne en novembre 2023

Cité internationale de la langue française
Cité internationale de la langue française

Après quatre années de chantier sous le pilotage du Centre des monuments nationaux, la Cité internationale de la langue française a ouvert ses portes au public, fin octobre 2023, dans l’ancien Château de François Ier à Villers-Cotterêts, l’un des rares châteaux Renaissance en Picardie (France) : un lieu culturel mettant en lumière les richesses, les usages et l’histoire de la langue française à travers les siècles.

Arrimé à la forêt de Retz – labélisée forêt d’exception – le Château de Villers-Cotterêts est devenu propriété de l’Etat à la Révolution et, après avoir connu une histoire contrastée, sera laissé totalement à l’abandon en 2014. Sous l’impulsion d’Emmanuel Macron, Président de la République, il est confié au Centre des monuments nationaux, en 2018. Au terme d’un chantier colossal mené avec un budget de 211 millions d’euros, par quelque 600 compagnons de 220 entreprises impliquant 65 corps de métiers différents, ce château reprend vie avec l’objectif de devenir une Cité internationale de la langue française, au cœur d’un territoire emblématique de l’histoire littéraire française.

Haut lieu culturel entièrement dédié à la langue française, il permet de partager et de faire vivre sa richesse, sa diversité, sa vitalité. Le public peut y découvrir un parcours de visite permanent se déployant sur 5.000 m², dans l’ancien logis royal, où la langue française est explorée sous tous ses aspects. Au travers d’animations interactives et ludiques présentées dans quinze salles réparties en trois sections – Le français, une langue monde; Le français, une invention continue; Le français, une affaire d’Etat – et une salle d’introduction sur le château et son territoire, le visiteur est plongé dans la richesse et la diversité de la francophonie, son étendue, son évolution et son interaction avec les autres langues.

La Cité internationale de la langue française peut aussi accueillir des expositions temporaires, des spectacles, des concerts ou des débats dans son auditorium, et divers événements dans l’ancienne cour du jeu de paume surplombée d’une verrière où vole un «ciel lexical» fait d’une centaine de mots reflétant la diversité du français. Il est également possible de se rendre au château pour découvrir les nouveautés littéraires à la librairie, ou simplement le traverser pour une promenade dans le parc et la forêt de Retz. En effet, les espaces extérieurs sont libres d’accès et permettent une continuité entre la ville, le château, le parc et la forêt.

Cité internationale de la langue française – Château de Villers-Cotterêts : 1 place Aristide Briand – 02600 Villers-Cotterêts – www.cite-langue-francaise.fr

C.F.

Photo : Château de Villers-Cotterêts, ancienne cour du jeu de paume et son ciel lexical
© Pierre-Olivier Deschamps / Agence Vu’ – Centre des monuments nationaux

Article mis en ligne en novembre 2023

Musée des beaux-arts de Calais – Nouveau parcours des collections
Musée des beaux-arts de Calais – Nouveau parcours des collections

Depuis mai 2023, le Musée des beaux-arts de Calais, en France, présente de nouvelles galeries permanentes consacrées aux collections « Beaux-Arts ». 250 œuvres sont à découvrir au travers d’un parcours retraçant l’histoire de l’art du 16e siècle à nos jours. Aux objets d'art sortis des réserves, s’ajoutent une partie des œuvres de deux ensembles offerts au musée par des descendants d’artistes : la collection Jeanne Thil, en peinture, et la donation Henri Delcambre, en sculpture.

Une introduction au musée disparu dans l’ancien hôtel de ville, détruit dans un incendie, en mai 1940 (bataille de France), inaugure le nouveau parcours. Des pièces rescapées sont exposées, ainsi que les premières collections du musée, rassemblées au 19e siècle. Marines, paysages, portraits et aquarelles témoignent d’une certaine nostalgie pour les codes aristocratiques des siècles précédents. William Turner côtoie ici Jean-Baptiste Carpeaux et Auguste Rodin.

Musée des beaux-arts de Calais – Nouveau parcours des collections

Durant le 20e siècle, des aventureux expérimentent de nouvelles voies. Les créations des avant-gardes laissent libre court à leurs innovations plastiques. Dans le même temps, certains artistes s’orientent vers le classicisme. Dans cette section, le musée montre des pièces d’Antoine Bourdelle, Auguste Pompon, Jean Fautrier, Félix Del Marle.

Au cœur du parcours, est reconstitué un atelier d’artiste au 20e siècle : celui du sculpteur Henri Delcambre (1911-2003). L’ambiance de l’atelier mêle terre-cuites, plâtres, tirages de bronze, études et pièces monumentales. Certaines œuvres, exposées côte à côte, sont des modèles identiques, déclinés en plusieurs matériaux et à plusieurs échelles. Ce dispositif offre un point de vue rare sur le travail plastique de l’artiste. L’accumulation des œuvres, dans cet espace, évoque la profusion et le savant désordre de son atelier parisien.

La dernière section du parcours est particulièrement emblématique de l’identité de la nouvelle collection du Musée des beaux-arts, constituée après les destructions de la guerre. Elle est dédiée à l’art contemporain, mouvement artistique nouveau, qui soulève de nombreuses interrogations. Jean Dubuffet, Marcel Broodthaers, Joseph Beuys, Annette Messager, Andy Warhol, Ben et bien d’autres nous invitent à repenser le monde.

Le renouvellement du parcours a été pensé en cohérence avec l’identité du musée qui se veut être accessible au public le plus large, public qui n’est pas forcément un habitué connaisseur de l’histoire de l’art. Pour cela, un effort d’écriture muséographique simplifiée est tenté à travers l’articulation des ambiances, une présence réfléchie de l’écrit et des outils de médiation faisant appel aux émotions.

A noter qu’une visite commentée gratuite aura lieu le dimanche 3 décembre à 15h (durée 1h15), pour en savoir davantage sur le nouveau parcours des collections. La réservation est conseillée.

J.R.

Musée des beaux-arts : 25 rue Richelieu, 62100 Calais (France) – tél. : + 33 (0)3 21 46 48 40 – www.mba.calais.fr.

Photos : 1. Joseph Mallord William Turner, Calais – Aquarelle et crayon sur papier, 1820-1830, musée des beaux-arts, Calais. Acquisition réalisée avec le soutien du Fonds Régional d’Acquisition des Musées – © F. Kleinefenn / 2. Gustave Milkos, Grande Tête, plâtre, 20e siècle, musée des beaux-arts, Calais. Don de Mme veuve Miklos, 1975 – © F. Kleinefenn © ADAGP, Paris, 2023

Article mis en ligne en septembre 2023

Travailler en temps de guerre
Travailler en temps de guerre

Installées depuis 1993, au cœur de Roubaix, dans l’ancienne filature Motte-Bossut – fleuron de l’architecture industrielle du Nord, inscrite au titre des Monuments historiques –, les « Archives nationales du monde du travail » (ANMT) font partie du Ministère de la Culture français. Leur mission ? Collecter, classer, conserver, communiquer et valoriser les archives d’acteurs de la vie économique et professionnelle, à l’échelle nationale et internationale.

Une programmation d’expositions temporaires met en valeur les fonds d’archives auprès du public scolaire et des amateurs de visites culturelles.

L’exposition «Travailler en temps de guerre : 14-18 / 39-45»

Même s’il existe des mécanismes similaires dans la réorganisation du travail durant la première guerre mondiale (1914-1918) et la seconde guerre mondiale (1939-1945) en France, les contextes bien différents rendent singuliers chacun de ces conflits. En 1914, l’appel de 3,8 millions d’hommes sous les drapeaux entraîne, à l’arrière, un manque de main-d’œuvre essentielle à l’effort de guerre et une recomposition de la population active. L’armistice signé en juin 1940, entre la France de Vichy et l’Allemagne nazie, marque la fin du conflit armé sur le territoire français. Ressources économiques, infrastructures et main-d’œuvre sont alors à la disposition de l’occupant.

Pour la première fois dans une exposition, le sujet du travail en temps de guerre est exploré de façon globale et pluridisciplinaire, s’appuyant sur des archives d’entreprises ou de personnes privées jusqu’ici peu révélées au grand public.

Le parcours de l’exposition

L’exposition, visible jusqu’au 4 mai 2024, questionne les mutations du travail au cours des deux guerres mondiales à travers trois séquences thématiques.

Sur le champ du travail

L’exposition explore les mécanismes des discours sur le travail en temps de guerre, à travers les archives du Service de l’artisanat du gouvernement de Vichy, des affiches de propagande, des articles de presse mais aussi des archives audio-visuelles. A partir de documents d’époque produits par les entreprises, le visiteur appréhende l’exclusion de certains travailleurs ou entreprises pour raisons idéologiques, ainsi que les modifications, restrictions et évolutions du droit du travail pendant les deux guerres mondiales.

Main-d’œuvre en guerre

L’appel des femmes à soutenir l’effort de guerre dans les industries, pendant la première guerre mondiale, est illustré par les photographies exceptionnelles des albums d’usine de production d’obus, rendant hommage au rôle de la main-d’œuvre féminine dans la défense nationale. L’histoire méconnue des travailleurs indochinois est exposée grâce aux archives de la Direction des travailleurs indochinois et du Service de liaison avec les originaires des territoires français d’outre-mer, riches de documents iconographiques. Enfin, les destins individuels des travailleurs requis au Service du travail obligatoire sont éclairés par des archives d’entreprises qui ont dû organiser, sous l’égide des autorités occupantes, le départ de leur main-d’œuvre pour l’Allemagne. Les archives de l’Ecole centrale des arts et manufactures de Paris illustrent la réquisition des élèves-ingénieurs.

Est également mis en lumière le sort des mutilés de la Grande Guerre remis au travail agricole, ainsi que celui des mineurs démobilisés du front pour revenir travailleur au fond des mines de charbon, dès 1914, et soutenir l’effort de guerre.

Produire en guerre

En temps de guerre, les entreprises doivent s’adapter en modifiant leur production et leurs méthodes de travail afin de répondre à une nouvelle demande. Produire plus avec moins, ajuster la production à l’effort de guerre ou se confronter à la collaboration sont autant de stratégies mises en place par les entreprises, pour perdurer lors de ces crises.

J.R.

Archives nationales du monde du travail, entrée « pont-levis » rond-point de l’Europe, 59100 Roubaix (France) – Tél. +33 3 20 65 38 00 – https://archives-nationales-travail.culture.gouv.fr
Visites guidées de l’exposition : sur inscription à l’Office du tourisme de Roubaix – www.roubaixtourisme.com . L’entrée est gratuite. Ouvert du lundi au vendredi, de 9h à 17h, et le week-end de 13h à 18h.

Photo : Affiche de propagande, Lyon, A. Veyron-Lacroix - Équipe Alain-Fournier (illustrateur), Edition J. Demachy et Cie, Imprimeries réunies, 1940 - ANMT 2013, Pièces isolées iconographiques.

Article mis en ligne en septembre 2023

Les Montagnes du Jura
Les Montagnes du Jura

Territoire refuge où la nature est authentique, Les Montagnes du Jura permettent de s’évader du tumulte quotidien des villes pour retrouver des espaces préservés qui apaisent le corps et l’esprit. Riche d’une faune et d’une flore exceptionnelle, Les Montagnes du Jura déroulent des paysages toujours renouvelés. Lacs, rivières, cascades, forêts, grottes sont un spectacle naturel enchanteur. C’est dans le Jura que l’on peut voir l’une des plus belles sapinières de France, la forêt de la Joux. Les Montagnes du Jura, ce sont aussi un patrimoine culturel préservé et valorisé d’où se dégage un charme troublant.

Le Château de Joux, un voyage dans le temps

Les Montagnes du Jura

Monument emblématique de la Franche-Comté, situé dans le département du Doubs sur la commune de La Cluse-et-Mijoux, à 5 km de Pontarlier et à 15 km de la frontière suisse, le Château de Joux est perché dans un site naturel grandiose. Classé au titre de monument historique depuis 1996, ce haut lieu d’histoire est le seul exemple, en France, représentatif de l’évolution de l’architecture militaire sur 1000 ans. Au cours de ses 10 siècles, le Château de Joux fut sans cesse agrandi, remanié, renforcé, pour faire face au progrès de l’art de la guerre et de l’artillerie. Des sires de Joux au roi de France, en passant par les ducs de Bourgogne, et la couronne espagnole, le Château de Joux eut d’illustres propriétaires qui le façonnèrent en fonction de leurs besoins. Trois grandes périodes de construction se succédèrent : le donjon du Moyen Age, les fortifications de Vauban et le fort enterré de l’époque « Joffre ». Le château est, aujourd’hui, composé de 5 enceintes, 2 hectares de bâtiments, 3 fossés, 3 pont-levis et 250 pièces. Sa position stratégique fit de lui une pièce maîtresse de défense de toute la région, sur la route commerciale reliant les pays du Nord et ceux du Sud, via la Suisse. Du 18e au 19e siècle, ce joyau militaire fut aussi prison d’état. Des prisonniers célèbres pour leur combat pour la liberté y furent détenus, tels que Mirabeau ou Toussaint Louverture.

La visite du château dure environ 1h30, et se fait, selon les saisons, en parcours découverte libre et/ou sous la forme de visite guidée. Le parcours se décline en 13 étapes.

La première est la 5e enceinte (XIXe siècle). A partir de 1879, la 5e enceinte fut transformée et devint un fort semi-enterré de type Séré de Rivières (nom du général concepteur).

Les Montagnes du Jura

La seconde, la Casemate Mougin (XIXe siècle-1881), se compose d’une voûte de 4 plaques en fonte, de 42 tonnes chacune. Ce cuirassement protège un canon de calibre 155 mm d’une portée de 7,6 km. La mise à feu s’effectuait électriquement, à distance.

Les Montagnes du Jura

La troisième étape est la Porte d’Honneur (XVIIe siècle). Vauban, commissaire général des fortifications du roi Louis XIV, préconisa des travaux de modernisation et fit agrandir le fossé de la 3e enceinte pour construire une enceinte fortifiée supplémentaire. Le passage de la 4e enceinte est protégé par un pont-levis à flèches, supporté par une porte d’honneur. Celle-ci est décorée de trophées d’armes et le fronton est orné des armoiries de la Monarchie française.

Les Montagnes du Jura

La quatrième étape est la Terrasse de la tour du fer à cheval (XVe-XVIIe siècle). Cette tour fut construite en 1486 en réaction à l’apparition de l’artillerie à la fin du Moyen-Age et pensée pour accueillir des canons, ainsi que résister aux tirs des canons des assiégeants. La tour du fer à cheval fut l’un des éléments de fortification les plus efficaces du Château de Joux. De son promontoire rocheux, la forteresse domine la route et le village de la Cluse-et-Mijoux.

La cinquième étape, la Place d’Armes (XVIIe siècle au XIXe siècle), était réservée aux rassemblements, aux revues officielles et à l’école du soldat. Les garnisons étaient logées dans des casernes sur le lieu de leur service et non plus chez l’habitant. Chaque chambrée pouvait accueillir jusqu’à 12 soldats. Deux soldats partageaient le même lit et y dormaient à tour de rôle.

La sixième étape est la Terrasse de la 2e enceinte (XIIIe et XVIIe siècles). Le Château de Joux médiéval se composait probablement de deux enceintes. La Tour Grammont, nord de la terrasse. Sa partie basse est recouverte d’un parement à bossage. La partie supérieure est en tuf, pierre légère et poreuse. A l’autre extrémité du rempart, une seconde tour, la Tour Mirabeau, date également de la fin du Moyen-Age. Mis à part sa fonction défensive, elle servit également au stockage de la poudre noire pour les canons. Puis, elle accueillit le cabinet de travail de Mirabeau en 1775, d’où le nom « Tour Mirabeau ».

La septième étape est la Cour du Donjon (XIIIe et XVIIe siècles). La première enceinte, cœur de la vie seigneuriale, fut installée sur la partie la plus haute (980 m d’altitude). Au Moyen-Age, elle devait certainement compter le donjon, les appartements pour le seigneur et sa suite, une chapelle, un office et une cuisine, une grande salle pour rendre justice, des logements pour les soldats et des communs. Enfin, une citerne, pour recueillir l’eau de pluie fut aménagée au centre de la cour.

La huitième étape est le Cabinet de Mirabeau (1775). Honoré Gabriel Riquetti, comte de Mirabeau, fut accusé par sa famille de mener une vie dissolue, accumulant les scandales et les dettes. Son père demanda au roi qu’il soit enfermé sans jugement, grâce à une lettre de cachet. D’abord emprisonné au Château d’If, il fut transféré au Château de Joux, le 25 mai 1775. Il avait 26 ans. Ayant sympathisé avec le gouverneur, le comte de Saint-Mauris, il bénéficia d’un régime de faveur. Lors d’un dîner, il fit la connaissance de Sophie de Ruffey, âgée de 21 ans, mais déjà mariée au marquis de Monnier qui, lui, en avait 75. Ils devinrent amants et s’enfuirent le 24 août 1776. Après 10 mois de vie commune, ils furent arrêtés en Hollande. Sophie fut recluse au couvent de Gien. Mirabeau fut enfermé au Château de Vincennes, où il resta 3 ans. A sa libération, Mirabeau se lança en politique. Il s’engagea aussi dans la lutte contre l’esclavage. Il décéda de maladie en avril 1791 à 42 ans.

La neuvième étape est le Cachot légendaire de Berthe de Joux au Moyen-Age. En 1170, Berthe de Joux était mariée à Amauri III, sire de Joux. Heureux dans son Château de Joux, le couple attendait un enfant. Mais Amauri partit en croisade en Terre Sainte. Après plusieurs années, un chevalier blessé, se présenta aux portes du Château. C’était Amé de Montfaucon, parti en croisade avec Amauri. Berthe lui offrit l’hospitalité et le soigna. Amé lui annonça la mort de son mari. Berthe résignée, succomba aux charmes d’Amé. Un jour, Amauri de Joux rentra et les surprit. Il fit pendre Amé et fit enfermer sa femme dans la Tour Grammont. Douze ans plus tard, à la mort de son époux, Berthe fut libérée par leur fils Henri. Elle se retira à l’abbaye de Montbenoît pour y terminer ses jours.

Les Montagnes du Jura

La dixième étape est la Galerie du Donjon. Cette galerie verticale percée en 1880-1881, traverse les deux étages du bâtiment de la prison d’état et la roche en dessous. Un escalier en colimaçon, de 35 m de hauteur et de 212 marches en béton armé, débouche dans les galeries souterraines horizontales. Au centre de l’escalier, un monte-charge facilitait le transport du matériel lourd entre la 1ére et la 5e enceinte.

La onzième étape est la Cellule de Toussaint Louverture (1802-1803). Né en 1743, dans la colonie de Saint-Domingue, Toussaint Louverture y fut esclave. La nuit du 22 août 1791, les esclaves prêtèrent le serment de se révolter. Toussaint Louverture œuvra en sous-main pour organiser l’insurrection. Afin de retrouver l’ordre dans la colonie, la France déclara l’abolition de l’esclavage, le 4 février 1794. A la tête d’une armée de révoltés, il rejoignit l’armée française pour combattre les Espagnols et les Anglais. Promu général en chef des armées françaises de Saint- Domingue, il assit son pouvoir sur l’île. En 1801, il promulgua une constitution autonomiste qui le nomma gouverneur à vie. Cet acte provoqua la réaction du Premier consul, Napoléon Bonaparte, qui envoya 86 vaisseaux pour soumettre l’île et rétablir l’esclavage. Après 4 mois de résistance, Toussaint Louverture fut arrêté. Le 23 août 1802, il fut enfermé au Château de Joux sans procès, accusé de haute trahison et de rébellion. Après 7 mois de détention, il mourut le 7 avril 1803. Le 27 avril 1848, fut proclamé l’abolition de l’esclavage en France. Ce 27 avril 2023, le Président de la République, Emmanuel Macron, s’est rendu au Château de Joux pour rendre hommage à Toussaint Louverture.

La douzième étape est le grand puit (XVIIe siècle, remanié au XIXe siècle), qui fut percé à partir de 1690, sur ordre de Vauban. Il fut creusé dans la roche, sur 147 m de profondeur, pour atteindre la nappe phréatique. Ce puit était destiné à suppléer les citernes, en cas de siège. Le système de roue à écureuil fut employé pour puiser l’eau.

La dernière étape est le Fossé de la 4e enceinte. La nouvelle caserne fut construite en 1880 et fit partie des modernisations de la 5e enceinte. Le bâtiment pouvait accueillir 368 hommes. Une boulangerie/paneterie, une cuisine et une infirmerie ainsi qu’une pharmacie furent installées au rez-de-chaussée. Durant la Première Guerre mondiale, le Château de Joux resta épargné par les combats. En 1940, la signature de l’armistice força les Français à se rendre et à se constituer prisonniers de guerre. L’armée allemande occupa la forteresse jusqu’à la libération en 1944. Cet épisode constitua le dernier fait d’armes du Château de Joux.

L’alliance de l’eau et de la montagne

Les Montagnes du Jura

Le Lac de Saint-Point, également appelé Lac de Malbuisson – situé à quelques minutes en voiture du Château de Joux en direction de Pontarlier – est le plus grand lac naturel des Montagnes du Jura et le 3e plus grand lac naturel de France. Entouré de collines verdoyantes et de forêts luxuriantes, ce majestueux lac s’étend sur une superficie de 398 hectares. Il est possible d’effectuer le tour du lac (23 km) en voiture, en vélo, ou, pour un contact plus intimiste avec la nature, à pied en empruntant, en toute quiétude, un pittoresque sentier.
Les Montagnes du Jura Ici, le pêcheur est comme un poisson dans l’eau. Truite, brochet et sandre peuvent être pêchés, depuis le bord du lac ou depuis un bateau. Sur la rive gauche du lac : Port-Titi. Au début du XXe siècle, des amis pêcheurs ont construit, le long des berges, des cabanes en bois sur pilotis, toutes colorées différemment. Aujourd’hui, cet authentique et charmant mini- village d’une vingtaine de maisonnettes est devenu un lieu très prisé des touristes. Niché au bord du lac, la station de Malbuisson, équipée de terrains sportifs, propose de multiples activités accessibles à tous, grâce à sa plage aménagée et surveillée et à sa base nautique. Location de bateau électrique sans permis, canoë, kayak, voile, stand up paddle, catamaran… permettent de jouir de l’eau dans toutes ses dimensions. Et, pour une expérience apaisante, une mini- croisière sur le lac, à bord d’un bateau-promenade électro-solaire, permet de découvrir un panorama à 360° depuis le cœur de ce territoire préservé.

S’endormir bercé par le lac

Les Rives Sauvages, hôtel 4 étoiles, construit en 2017 et propriété de la famille Chauvin – propriétaire également de l’Hôtel Le Lac, l’Hôtel de la Poste et de l’Hôtel Beau Site – est situé dans un écrin de verdure sur les rives du Lac de Saint-Point. Entouré d’espaces naturels, conjuguant modernité et charme, l’établissement dispose de 16 suites de 43 à 60 m², toutes avec balcon offrant une vue exceptionnelle sur le lac. L’hôtel met également à disposition un Spa Cinq Mondes de plus de 300 m² avec piscine, hammam, sauna et terrasse panoramique. Côté gastronomique, l’Hôtel Le Lac propose à la carte de son restaurant style Louis XVI, à l’élégance sobre et racée, des menus aux prix sages. Une cuisine subtile, riche en saveurs, avec d’excellents produits du marché.

Les Montagne du Jura, une région idyllique dans un espace naturel verdoyant !

Christian FARINONE

www.montagnes-du-jura.fr / www.chateaudejoux.com / www.malbuisson-les-lacs.com / www.les-rives-sauvages.fr

Photos : 1. Vue sur le village de Saint-Point depuis la plage de Vezenay - © Julie Hann – BFC Tourisme / 2. Château de Joux - © Laurent Lepeule – BFC Tourisme / 3. Canon de calibre 155 mm / 4. Porte d’Honneur / 5. Vue, depuis la terrasse de la Tour du Fer à Cheval, sur la route et le village de la Cluse-et-Mijoux / 6. Escalier en colimaçon - © Alain Doire – BFC Tourisme / 7. Lac de Saint-Point - © Sandrine Baverel – BFC Tourisme / 8. Village de Port-Titi.

Article mis en ligne en septembre 2023

La Corse du Sud

Dans l’Antiquité, les Grecs appelaient la Corse «Kallisté», soit «la très belle» ou «la plus belle». Aujourd’hui, ce petit bout de terre flottant en pleine Méditerranée est surnommé «l’Ile de Beauté».

La latitude de la Corse, plus méridionale que celle de la Côte d’Azur, lui offre un climat plus proche du type méditerranéen. Toutefois, des nuances sont apportées par la présence des montagnes. La Corse jouit donc d’une situation clémente. L’été est chaud et sec, l’hiver est doux.

Une des particularités de la Corse ? Le maquis. Celui-ci est si dense, pousse si vite, que seuls les bergers, les habitués du sentier, en connaissent chaque centimètre autour du village. Pour le simple promeneur, hors des chemins balisés, guère de chances de salut. On ne passe pas, tout simplement, à travers le maquis sauvage et impénétrable. Et pourtant, quelle beauté, quels parfums, quelle nature ! Deux arbustes sont particulièrement répandus dans le maquis corse, l’arbousier et le ciste «de Montpellier».

Depuis l’aéroport de Charleroi (Brussels South Charleroi Airport), la compagnie aérienne Air Corsica emmène ses passagers vers l’aéroport d’Ajaccio – Napoléon Bonaparte en moins de deux heures.

La Corse du Sud

Dimanche, arrivée à l’aéroport d’Ajaccio en fin d'après-midi, location d’une voiture et direction la baie de Porto Pollo, en longeant le bord de mer.

Une des plus belles plages de Corse du Sud

Sur un port de plaisance bien abrité, à 20 minutes de Propriano (une de nos prochaines destinations), se dresse un complexe immobilier contemporain, parfaitement intégré au lieu.

Hôtel & Spa Le Golfe *****, Porto Pollo Marina, 20140 Serra Di Ferro – tél. : +33 (0)4 95 74 01 66 – www.hotel-porto-pollo.com: balcon ou terrasse, avec vue sur la mer, pour TOUTES les chambres.

Le Restaurant La Cantine du Golfe est dirigé par Antoine Garaudelle, le Chef et le propriétaire des lieux. Il a sélectionné les meilleurs producteurs de la région pour régaler ses convives. Outre le spa et la piscine chauffée avec vue sur le maquis, de nombreuses autres activités sont proposées : stand up paddle, balade à cheval dans l’arrière-pays ou en longeant la plage, baignades à cheval ou avec un poney. Petit-déjeuner et baignade, pique-nique chic avec baignade, apéritif dînatoire au coucher du soleil et baignade; les serviettes de plage et le matériel de snorkeling (randonnée palmée ou randonnée aquatique) sont mises à disposition afin de profiter au maximum des eaux cristallines de la baie de Cupabia ou d'une crique sauvage de Campomoro. L’infini Plage est la plage privée de l’établissement où l’on débarque avec une navette en bateau. Située au cœur d’un site préservé et sauvage, au bord d’une dune de sable fin, à proximité de la mer, elle se classe parmi les plus belles plages de Corse du Sud. Depuis la terrasse de L’Infini, coucher de soleil avec vue imprenable sur le golfe de Valinco (aussi appelé golfe de Propriano) – l’un des plus larges et ouverts de la côte ouest de la Corse. Un cadre champêtre et élégant pour déguster une cuisine raffinée : viandes, poissons ou langoustes rôtis au four à charbon de bois. En soirée, une musique live est diffusée jusqu'à une heure avancée de la nuit.

La préhistoire de la Corse

La Corse du Sud

Le lendemain, lundi, visite du site préhistorique de Filitosa, occupé par les premiers Corses.

Station préhistorique de Filitosa, 20140 Sollacaro – www.filitosa.fr

Ce site préhistorique – en plein cœur d’un espace naturel, entre fougères et oliviers sauvages – est classé au titre de «monument historique». Il est inscrit sur la liste des cent sites historiques d’intérêts communs aux pays de la Méditerranée. La richesse du site se trouve dans ses mystérieux monuments de granite et les vestiges archéologiques découverts au cours de 30 années de prospection. Les fouilles ont mis au jour un vaste ensemble architectural comprenant une enceinte cyclopéenne, 3 vastes monuments circulaires (les «torre»), 16 statues-menhirs, près de 32 fragments de menhirs sculptés, un village de cabanes, …

La Corse du Sud

La Corse est la première région européenne pour la qualité et la quantité de ses statues-menhirs. Filitosa, qui en concentre une grande partie, reste le centre privilégié de l’art statuaire de la Méditerranée. La plus belle expression de l’art préhistorique corse est, sans conteste, la statuaire. Les recherches menées à Filitosa placent le début de l’occupation du site au 6e millénaire avant notre ère (jusqu’au 1er millénaire avant notre ère). Cette période correspond au Néolithique ancien.

Déjeuner au restaurant Tempi Fà, 11 avenue Napoléon III, 20110 Propriano – tél. +33 (0)4 95 76 06 52 : bistrot-épicerie où les ingrédients utilisés dans les plats sont disponibles en boutique. Véritable charcuterie corse artisanale. Cuisine savoureuse et généreuse, accueil chaleureux.

Au sud de Propriano et plus à l’intérieur des terres, la ville de Sartène est construite sur un promontoire rocheux. Créée par les Génois, au Moyen Age, elle est une ville fortifiée – bien qu’elle ne soit pas située en bord de mer –, possédant une position stratégique pour se défendre. Il faut rentrer dans la vieille ville, pour mieux observer cette position particulière, sur la place de la Libération, place principale de la cité.

Une des sources thermales de Corse

Ensuite, destination Bien-être aux thermes du Domaine Rosa de Caldane, 20112 Sainte-Lucie de Tallano – tél. +33 (0)4 95 77 00 34 – www.sourcethermalecaldane.com

La Corse du Sud

Les eaux de la source thermale de Caldane arrivent en surface à 37°C/38°C, avec un débit de 5.000 litres par heure. Cette eau limpide a une odeur légèrement sulfureuse et une saveur légèrement salée et amère. Les bains en plein air – l’établissement est ouvert tous les jours de l’année – ont des vertus thérapeutiques pour les problèmes dermatologiques, osseux, articulaires, ORL, … 20 minutes de baignade – ni plus, ni moins – sont recommandés pour apporter apaisement et relaxation.

Résidence hôtelière de 15 studios, restaurant, salle de sport avec un espace sauna et jacuzzi, parcours santé d’1 kilomètre, mini-golf, soins esthétiques avec la gamme de cosmétiques «Source thermale Caldane».

En fin de journée, dîner et nuitée au Bartaccia Hôtel****, 12 route de la Corniche, quartier Bartaccia, 20110 Propriano – tél. +33 (0)4 95 76 01 99 – www.bartaccia.fr: à l’entrée de la ville de Propriano, à moins de 500 mètres de la plage et proche du centre-ville. Hôtel de charme, familial, dans un grand parc composé de végétation corse (myrtes, lentisques, pins et oliviers, …). Cuisine méditerranéenne revisitée. Parking privé avec possibilité de recharger son véhicule électrique.

Les vins corses

Une chaîne de montagnes culminant à plus de 2.000 mètres pour plonger au cœur de la Méditerranée, une île baignée de soleil où le climat, le relief, la diversité des sols et l’Histoire se conjuguent pour former un terroir à nul autre pareil. Chacune de ses nombreuses vallées profite d’une exposition et d’un microclimat différent. La Corse donne à la vigne et à ses vins toute la force et la spécificité de son insularité. Cette terre de contraste et de passions s’est très tôt révélée comme une Terre de Vin.

Mardi matin, en route pour le Domaine viticole de Saparale, vallée de l’Ortolo, 20100 Sartène – tél. +33 (0)4 95 77 15 52 – www.saparale.com.

La Corse du Sud

Le microclimat, caractéristique de la vallée, joue un rôle important : la faible pluviométrie conjuguée avec un vent qui sèche et assainit, ainsi que l’ensoleillement de la Corse, confèrent au terroir sa spécificité et son originalité. Les traitements de la vigne sont réduits au minimum. La nutrition rationnelle du sol (pas d’engrais chimiques, plusieurs labours dans l’année) permet d’exacerber la physiologie de la plante et sa résistance naturelle. Le mode de culture, propice aux faibles rendements, permet d’obtenir un raisin produisant un vin de grande qualité. Symbole de la grande originalité des cépages corses, le sciaccarello – signifiant «craquant» en corse – n’a été signalé nulle part ailleurs. Assemblé, il amènera sa finesse, sa complexité aromatique et son caractère. Les vins rouges de sciaccarello sont rouge cerise à rubis, leur structure légère est élégante, leur bouche suave et dotée d’une puissance aromatique apportant longueur et complexité. En rosé, la palette aromatique est d’une richesse incomparable : des notes de fruits rouges, de fruits exotiques, de fleurs et d’épices coexistent. Les vins sont à la fois suaves et frais. Le vermentino – introduit au 14e siècle en Corse – est le cépage principal des vins blancs d’appellation, les dotant d’une grande richesse aromatique. Suivant la manière de vendanger, le vermentino donne naissance à des vins jaune pâle avec des reflets verts, au nez élégant où les notes de fleurs blanches se mêlent à celles de fruits blancs, d’agrumes et de fruits exotiques. Il peut également produire des vins légèrement plus jaunes, dont le nez est plus expressif, avec des notes supplémentaires de fleurs jaunes, de miel, de pollen et parfois même de fruits secs.

La Corse du Sud

Ce domaine, riche d’une histoire et d’un présent entremêlés, ouvre ses portes à un public d’épicuriens, autour de dégustations spéciales et variées. Mais également aux personnes souhaitant simplement découvrir et déguster les différents crus, avant d’en acheter.

Situé dans l’extrême sud de la Corse, non loin de Bonifacio, cette vaste propriété reste un lieu en marge des routes et des circuits touristiques. Trois bergeries de luxe, nichées au creux d'oliviers centenaires, accueillent, toute l’année, les amateurs d’oenotourisme, pour des séjours d’au moins deux nuits, au milieu de la nature. Tout prochainement, un hôtel- restaurant s’ouvrira dans la maison principale du domaine.


La « cité des falaises », à la pointe sud de l'île

La Corse du Sud

L’après-midi, visite de Bonifacio, forteresse millénaire surplombant la Méditerranée, labellisée «Ville d’Art et d’Histoire». Cette ancienne cité génoise possède une collection unique de monuments historiques (citadelle médiévale, Escalier du Roy d’Aragon avec ses 189 marches irrégulières, …), plus de 20 plages de sable fin et de nombreux paysages rares, tant sur terre que sous la mer. Les parages de Bonifacio sont célèbres pour la beauté sauvage de leurs falaises calcaires qui plongent dans la mer de manière vertigineuse et s’ouvrent sur des grottes marines. Pour admirer le panorama des falaises calcaires sculptées par le vent, il est conseillé de prendre un bateau d’excursion.

Nuitée à l’Hôtel Santa Teresa***, quartier Saint-François, 20169 Bonifacio – tél. +33 (0)4 95 73 11 32 – www.hotel-santateresa.com: dans une ancienne maison de maître du 19e siècle avec une décoration design. Situation exceptionnelle avec une vue imprenable sur la mer, la Sardaigne et les falaises. A proximité du cimetière marin et à 500 mètres à pied de la citadelle.

Mercredi, visite de Porto-Vecchio et de sa citadelle.

Le site archéologique d’Aléria

La Corse du Sud

Ensuite, cap sur le site antique d’Aléria et son musée d’archéologie exposant les vestiges trouvés sur le site. Le musée est installé dans le Fort de Matra, construit par les Génois à partir du 14e siècle. Si la présence romaine y semble déjà effective dès la fin du 3e siècle avant J.-C., la ville romaine d’Aléria et son territoire connurent trois colonisations successives vers -81, en -46 et aux alentours de -32. Délimitée par un rempart encore visible, au sud-est, et par la forte déclivité naturelle, à l’ouest et au nord, la surface de la ville était de 11 hectares environ. La ville évolua jusqu’à l’Antiquité tardive et connut de nombreuses modifications et reprises visibles sur les bâtiments ou sur l’organisation générale des axes de circulation internes à la cité. La ville sembla connaître un déclin progressif à partir du 4e siècle de notre ère, sans qu’apparemment le site ne soit totalement abandonné. A la fin du 6e siècle, une lettre du pape Grégoire le Grand confirme la présence d’un évêché à Aléria. A la période d’abandon de la ville succéda une phase d’exploitation des ruines qui semble remonter au 14e siècle, sous l’autorité de la république de Gènes. Il s’agit en particulier du recyclage d’éléments architecturaux calcaires transformés en chaux ou remployés tels quels en maçonnerie.

La Corse du Sud

Site archéologique d’Aléria, Le Fort, 20270 Aléria – tél. +33 (0)4 95 46 10 92 ou +33 (0)4 95 57 00 92 – https://www.isula.corsica/patrimoine/.

Nuitée à l’Hôtel La Solenzara***, quartier du Palais, 20145 Solenzara – tél. +33 (0)4 95 57 42 18 – www.lasolenzara.com: hôtel installé dans une demeure génoise du 18e siècle et bungalows à louer dans le jardin conduisant au port de plaisance et à ses restaurants. Piscine surplombant la mer.

Le jeudi, direction Levie en passant par le col de Bavella. Nous quittons le littoral et ses superbes plages pour entrer à l’intérieur des terres.

Le miel

A Quenza Alta Rocca, nous rencontrons une apicultrice passionnée. Elle produit, entre autres, du miel de châtaigneraie, certifié « AOP (Appellation d'Origine Protégée) Miel de Corse » en petite quantité. Ce miel est récolté à 800 mètres d’altitude, à la fin du mois d’août, dans la forêt quenzaise. Il s'harmonise autour du châtaignier, associé aux sous-bois et sa végétation environnante. L’Abi di Vannina créé par Vannina RECCO – 20122 Quenza Alta Rocca – tél. +33 (0)4 06 80 14 99 63

Le miel en Corse est un des produits phare de l’alimentation dans sa catégorie. Réputé comme étant particulièrement goûteux et riche en saveurs par les spécialistes, il puise son goût si délicieux dans la diversité des fleurs et des arbres que butinent les abeilles dans le maquis aux mille senteurs. Les producteurs pratiquent la transhumance pour offrir aux miellées les meilleurs nectars de chaque essence.

L’huile d’olive

La Corse du Sud

A Sainte-Lucie de Tallano, Jean-Christophe ARRII produit une huile d’olive « AOP Huile d'olive de Corse Récolte à l’ancienne», c’est-à-dire que l’huile est issue d’olives récoltées par chute naturelle dans des filets. Cette huile d’olive vierge est obtenue directement des olives et uniquement par des procédés mécaniques. Ce producteur récoltant a repris l’exploitation familiale, basée sur l'authenticité et le respect des traditions.

Au cœur de l'Alta Rocca les oliviers s’étendent sur des centaines d'hectares, dans un environnement naturel, depuis plus de 300 ans. La fabrication de l’huile d’olive est un savoir-faire respecté et transmis dans cette famille de génération en génération. Variété d'olive endémique, la Ghjermana di Tallà se récolte à maturité, d'octobre à février, en chute naturelle dans les filets. Cette technique de récolte ancestrale confère à l’huile un goût authentique d'olive noire, de fruit sec et de fleur de maquis.

U Palazzu – 20112 Sainte-Lucie de Tallano.

Le brocciu et la charcuterie corse

Nous déjeunons en plein cœur du village de Zonza, à l’Hôtel-restaurant de La Terrasse, Le Villlage, 20124 Zonza – tél. +33 (0)4 95 78 67 69 – www.hotel-delaterrasse-zonza.com : accueil chaleureux et familial. Menu corse avec charcuterie de porc noir, puis du brocciu – LE fromage frais incontournable de la gastronomie insulaire, fabriqué à partir du petit lait de chèvre ou de brebis (75% de la production de fromage corse sont de brebis et le reste de chèvre). Bénéficiant d’une AOP, le brocciu est à déguster nature tout simplement, en pâtisserie ou dans des préparations culinaires.

La Corse du Sud

Dîner et nuitée à l’Auberge & ferme A Pignata, route du Pianu, 20170 Levie – tél. +33 (0)4 95 78 41 90 – www.apignata.com : logement confortable, hammam, solarium et piscine chauffée intérieure. Isolée en pleine nature, l'auberge familiale A Pignata est située à 850 mètres d’altitude, au cœur de l’Alta-Rocca, à Levie. Charme et authenticité définissent ce havre de paix où l’on déguste une cuisine corse traditionnelle et généreuse. La charcuterie est faite maison avec les cochons noirs – porc «Nustrale» («le nôtre», en langue corse), race endémique à la Corse – de l'exploitation agricole familiale.

La ville natale de Napoléon Bonaparte

Le lendemain, vendredi, retour sur Ajaccio en passant par Propriano et le col Saint-Georges –l'un des principaux cols de Corse, se situant à 757 mètres d'altitude.

Déjeuner au Restaurant « Il Passeggero", 3 boulevard du Roi Jérôme, 20000 Ajaccio – tél. +33 (0)4 95 21 30 52 : cuisine méditerranéenne d’un excellent rapport qualité/prix, emplacement idéal face au port.

La Corse du Sud

Découverte des principaux quartiers d’Ajaccio, puis visite du Musée national de la Maison Bonaparte. A la fin du 17e siècle, les Bonaparte s'installent dans une partie de la maison qui, depuis, porte leur nom. Peu à peu, ils essaient de s'attribuer la maison toute entière, étage par étage, et même, pièce par pièce, car la coutume corse subdivise alors la propriété à un point extrême. Napoléon y est né, le 15 août 1769.

Musée national de la Maison Bonaparte, rue Saint-Charles, 20000 Ajaccio – tél. +33 (0)4 95 21 43 89 – https://affluences.com/maison-bonapartehttps://musees-nationaux-malmaison.fr/musee-maisonbonaparte/

Il y a, aujourd’hui, peu de noms de rues d’Ajaccio qui ne soient empruntés aux étapes de la carrière de Napoléon Bonaparte ou à un membre de sa famille : son oncle Fesch, ses frères, sa mère, son fils... Tous les 15 août, de grandes festivités célèbrent la date anniversaire de sa naissance.

La Corse du Sud

Dîner à L’Auberge ajaccienne, 4 rue Bonaparte, 20000 Ajaccio – tél. +33 (0)4 95 26 19 30 – auberge-ajaccienne.com : cuisine corse. La cuisine corse est le fruit de son insularité et de son relief : cuisine méditerranéenne, à base de produits de la mer, mêlée à une robuste cuisine de montagne, à base de charcuterie – l’un des porte-drapeaux corses.

Nuitée à l’Hôtel**** -restaurant San Carlu, 8 boulevard Danielle Casanova, 20000 Ajaccio – tél. +33 (0)4 95 21 13 84 – www.hotelsancarlu.com: au cœur du vieux quartier d’Ajaccio, avec vue sur la mer.

Samedi, avant de reprendre l’avion pour la Belgique, visite au Palais Fesch-Musée des Beaux-Arts. Musée d'art de la ville d'Ajaccio, le musée a été créé par le don fait à sa ville natale par le cardinal Joseph Fesch, oncle de Napoléon Bonaparte. Il possède une incroyable collection permanente de peintures italiennes.

La Corse du Sud

Musée Fesch, 50-52 rue Cardinal Fesch, 20000 Ajaccio – tél. +33 (0)4 95 26 26 26 – www.musee-fesch.com

Selon ses aspirations et le type de séjour qu'il souhaite, chacun peut choisir la meilleure saison pour découvrir la Corse : printemps fleuri chargé de parfums du maquis, automne délicieux et mer conservant la chaleur de l'été, hiver sportif avec ski de randonnée, promenades en raquettes en montagne ou randonnées pédestres en bord de mer, sur les nombreux sentiers douaniers.


Josiane REGINSTER


Plus d’informations

www.visit-corsica.com

Office de Tourisme Intercommunal de Propriano et Sartène dans le Sartenais Valinco Taravo, 21 avenue Napoléon III, 20110 Propriano – tél. +33 (0)4 95 76 01 49 et 14 cours Soeur Amélie, 20100 Sartène – tél. +33 (0)4 95 77 15 40 – www.lacorsedesorigines.com

Office Municipal de Tourisme de Bonifacio, 2 rue Fred Scamaroni, 20169 Bonifacio – tél. +33 (0)4 95 73 11 88 – www.bonifacio.fr

Office de Tourisme Intercommunal de Porto-Vecchio, rue Maréchal Leclerc, 20137 Porto-Vecchio – tél. +33 (0)4 95 70 09 58 – https://www.ot-portovecchio.com/

Office de Tourisme de Zonza–Sainte Lucie de Porto-Vecchio, Mairie Annexe de Zonza, 20144 Zonza – tél. +33 (0)4 95 71 48 99

Office Intercommunal de Tourisme du Pays d’Ajaccio (OIT), 3 boulevard du Roi Jérôme – BP 21, Ajaccio – tél. +33 (0)4 95 51 53 03 – www.ajaccio-tourisme.com

Un guide corse privé pour individuel ou groupe ?

Jean-Pierre Defendini : guide-conférencier – tél. +33 (0)6 86 78 02 38.

Photos : 1. La marina de Porto-Vecchio – Crédit photographique : Sylvain Alessandri / 2. Monument circulaire central ou monument torréen de Filitosa – Crédit photographique : Famille C-A CESARI / 3. Seconde plus volumineuse statue-menhir de Corse, Filitosa V (3m de haut, 1m de large, plus de 2 tonnes) – Crédit photographique : Famille C-A CESARI / 4. Thermes du Domaine Rosa de Caldane (© www.sourcethermalecaldane) / 5. U Mulinu : une des bergeries du Domaine viticole de Saparale – Crédits Photos : Les Editions Corses & Antoine Périgot / 6. Maison de Maître avec sa tourelle d’angle du Domaine viticole de Saparale – Crédits Photos : Les Editions Corses & Antoine Périgot / 7. Falaises de Bonifacio – Crédit photographique : ATC-Sylvain Alessandri / 8. Site archéologique d’Aléria – Crédit photographique : Sylvain Alessandri / 9. Musée d’archéologie d’Aléria – Crédit photographique : Sylvain Alessandri / 10. Ancien moulin à huile de U Palazzu – 20112 Sainte-Lucie de Tallano – Crédit photographique : Grichka Beysson–Leandri / 11. Cochons corses sur le plateau d’Ese – Crédit photographique : ATC / 12. Rez-de-cour napoléonien du Musée Fesch à Ajaccio – Crédit photographique : ATC – S.Alessandri / 13. Fortifications d’Ajaccio – Crédit photographique : © 2022 - Les éditions corses / crédit : Pexels / 14.Vieux quartier d’Ajaccio – Crédit photographique : © 2022 - Les éditions corses / crédit : Pexels.

Article mis en ligne en août 2023

Oenotourisme dans la Vallée du Rhône

Qu’on le nomme oenotourisme ou tourisme vitivinicole, ce tourisme d’agrément, associant découverte des régions et de leurs productions, occupe une grande place en France. La nouvelle appellation «Vallée du Rhône, Condrieu – Côte-Rôtie» vient d’être labellisée «Vignobles & Découvertes» par Atout France (Agence de développement touristique de la France). L’intérêt ? Proposer des événements et des animations mettant en scène les paysages et aussi les femmes et les hommes façonnant, à la main, les AOP Saint-Joseph, Côte-Rôtie et Condrieu. Cela commence avec «Le Fascinant Week-end Vignobles & Découvertes», à la mi-octobre – le rendez-vous oenotouristique majeur de l’année –, mobilisant une vingtaine de vignerons heureux de partager leur quotidien et leurs savoir-faire, autour d’événements oenotouristiques insolites.

A la rencontre de ce décor vertigineux

Oenotourisme dans la Vallée du Rhône

Le temps d’un week-end prolongé, découvrons ces prestigieux vignobles si escarpés, si spectaculaires, si riches en histoire. On goûte, on teste, on apprend sur ces vins... mais pas que ! A pied, à vélo, ou en voiture, on relie Annonay en Ardèche à Vienne en Isère (environ 45 km), en passant par Chavanay dans la Loire et Condrieu dans le Rhône. Ce parcours est jalonné d’innombrables activités entre escales gustatives, culturelles et actives. Le tout le long du majestueux fleuve Rhône, entre coteaux, collines et petites bourgades.

Au nord du Département de l’Ardèche, première étape à la Cave de Saint-Désirat. Ouverte depuis 1960, rénovée et réaménagée en 2017 avec des matériaux nobles liant pierres, bois et acier sur 500 m², elle est située sur les vignobles bordant la rive droite du Rhône dans l’AOP Saint-Joseph. Sur les terrasses exposées au soleil, soutenues par des murets de pierres sèches, les cépages syrah, roussanne, marsanne et viognier font des merveilles. A l’écoute de la nature et du terroir, cette cave rassemble 350 vignerons qui vendangent exclusivement à la main.

Oenotourisme dans la Vallée du Rhône

Cave Saint-Désirat, quartier Tine Rodet n°8, 07340 Saint-Désirat – tél. +33 (0)4 75 34 22 05 – www.cave-saint-desirat.com

Historiquement connu pour ses dynasties de mariniers ou maîtres d’équipage, le village de Serrières mérite une étape au Musée des Mariniers. Poursuivons avec un déjeuner au Restaurant Le Bateau d’Emile. Récompensée par le titre de Maître Restaurateur, cette adresse est un clin d’œil au film éponyme franco-italien de Denys de La Patellière, adapté d’une nouvelle de Georges Simenon. Ici, les plats sont équilibrés et proposent des saveurs simples et pures osant des mélanges surprenants.

Restaurant & bar à vin Le Bateau d’Emile (Stéphanie & Benoît Durieux), 65 quai Jules Roche, 07340 Serrières – tél. +33 (0)4 75 34 01 11 – www.bateau-emile.fr

Oenotourisme dans la Vallée du Rhône

Depuis le village de Serrières, le long du Rhône, à quelques minutes du Parc naturel régional du Pilat sur les contreforts du Massif Central, de nombreuses balades à pied ou à vélo sont possibles. Pas loin de 1500 km de sentiers pédestres sont balisés et aménagés dont les incontournables GR7, GR42 et GR65.

Dans l’après-midi, départ pour Limony, réputé pour ses cerises et son Saint-Joseph. Balade dans le vignoble avec étape au Domaine Louis Chèze. Ce domaine familial, établi sur les hauteurs de Limony, a été repris en 1978 par Louis Chèze. La Cave Chèze entretient son vignoble suivant les caractéristiques de chacune des parcelles. Le vignoble est travaillé en palissage si la pente le permet, ou en échalas pour les coteaux.

Cave Louis Chèze, Pangon, 07340 Limony – tél. +33 (0)4 75 34 02 88 – www.domainecheze.com

Fin de journée, changement de rythme pour vivre une expérience unique au Safari de Peaugres. On assiste au nourrissage des ours et des loups. Situé en plein cœur de l’Ardèche, le Safari de Peaugres est le plus grand parc animalier de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Dans un cadre naturel exceptionnel de 80 hectares, avec plus de 1300 animaux et 136 espèces animales, il a pour principales missions la conservation, l’éducation et la recherche. Sa particularité? Il offre aux visiteurs deux parcs en un : un circuit voiture et un circuit à pied. Lancé en été 2021, un hébergement insolite – une nuit dans une des 20 cabanes perchées, tout confort, du parc – propose, toute l’année, une immersion inédite sur le territoire des ours noirs et des loups arctiques. Loin de l’agitation urbaine, cette étape canadienne exceptionnelle rime avec verdure, calme et sérénité. Ces lodges, de 30 à 60 m², fabriqués en France, de manière écoresponsable, sont thématisés selon un animal emblématique du Grand Nord canadien.

En octobre, le Safari de Peaugres propose les «vendredis Wine». De 19h à 20h30, des producteurs et des viticulteurs du coin présentent et font goûter leurs vins régionaux, comme le Saint-Joseph, le Viognier, le Condrieu… aux hôtes des cabanes. L’offre inclut, entre autres, une nuit en cabane perchée, une dégustation œnologique accompagnée d’une planche ardéchoise avec charcuteries et fromages du cru, ainsi que le petit déjeuner (249 € pour 2 adultes).

Safari de Peaugres, 07340 Peaugres – tél. +33 (0)4 75 33 00 32 – www.safari-peaugres.com

En début de soirée, retour à Serrières pour le dîner et le repos nocturne à l'Hôtel Schaeffer, avec une très belle vue sur le pont suspendu enjambant le Rhône. Ce trois étoiles familial est tenu par les 3e et 4e générations. Il possède un restaurant gastronomique, proposant une cuisine contemporaine à base de produits frais et autant que possible régionaux.

Hôtel*** & restaurant Schaeffer, 34 quai Jules Roche, 07340 Serrières – tél. +33 (0)4 75 34 00 07 – www.hotel-schaeffer.com. Restaurant Saint-Georges : Maître Restaurateur et 2 toques Gault & Millau.

Le deuxième jour se déroule entre les Départements de la Loire et du Rhône.

Départ pour le haut du coteau de Chavanay, sur la rive droite du Rhône, à 50 km au sud de Lyon. Visite découverte du Domaine Verzier. Au départ (en 1828), la propriété était en polyculture et possédait des vaches et des chèvres. A la génération suivante, Philippe – actuel propriétaire – a voulu se consacrer exclusivement à la culture de la vigne et à la production de son vin. Actuellement, son vignoble – en bio et biodynamie – occupe 14,7 hectares partagés entre la production de Saint-Joseph rouge et blanc, de Condrieu, et de Vin de Pays des Collines Rhodaniennes. Ses deux fils, Maxime et Alexis, sont venus renforcer l’équipe. L’aîné, Maxime, participe aussi, avec d’autres vignerons, à la renaissance d’un vignoble à Vienne-Seyssuel, en cours de démarche pour obtenir l’AOP des Côtes-du-Rhône : le vignoble de Vitis Vienna, dont l’origine remonte à l’époque romaine. La production de la première cuvée des vins de Vienne a eu lieu en 1998. Voici sa carte d’identité : IGP (Indication Géographique Protégée) Collines Rhodaniennes – AOP (Appellation d'Origine Protégée) en cours – Vin rouge et vin blanc – Cépages originaires de la région : syrah et viognier – 60 hectares cultivés – Vignoble replanté depuis 1996. www.vitisvienna.com

Domaine Verzier, 7 Lieu-Dit Izeras, 42410 Chavanay – tél. +33 (0)4 74 87 06 36 – www.vignobles-verzier-chanteperdrix.com: boutique en ligne RestonsEnVigne.fr

Ensuite, déjeuner au Restaurant Les Terrasses du Rozay à Condrieu. Ce joli restaurant – ouvert en juillet 2022 – offre une très belle terrasse avec vue sur le Crêt de l’Oeillon, deuxième sommet le plus remarquable du Pilat. Ici, la cuisine vit au rythme des quatre saisons en se fournissant au marché ou auprès des producteurs locaux.

Restaurant Les Terrasses du Rozay (Mickaël & Aurélie Papetti), 32 montée du Rozay, 69420 Condrieu – tél. +33 (0)4 74 53 52 91 – www.facebook.com/terrassesdurozay

Oenotourisme dans la Vallée du Rhône

Début d’après-midi, cap sur Ampuis à la découverte du Caveau du Château Guigal et de son espace muséal. Installé à Ampuis dans une belle demeure du 19e siècle, ayant appartenu à Vidal-Fleury, ce lieu œnotouristique de 3 étages, imaginé par la famille Guigal, est tout à la fois un musée, un espace de dégustation-vente et un lieu de séminaire et d’incentive. Ouvert en juin 2020, le Caveau du Château présente les vins du Domaine de Bonserine, de la Maison Vidal-Fleury et du Château de Nalys aux côtés du Domaine E. Guigal.

Caveau du Château (Domaine E. Guigal), route de la Roche, 69420 Ampuis – tél. +33 (0)4 58 17 08 70 – www.lecaveauduchateau.com

La ViaRhôna est un itinéraire cyclable aménagé le long ou à proximité immédiate du Rhône pour permettre une itinérance au fil du fleuve. Le tronçon entre Saint-Romain-en-Gal et Sablons vient de bénéficier d’un aménagement innovant. Aux abords de l’Île du Beurre, un revêtement éco-conçu, composé de graviers locaux et d’un produit d’origine végétale issu de l’industrie papetière, a été appliqué. Ce procédé unique en France, écoresponsable, a l’avantage de drainer les pluies. Sa couleur ocre se fond dans le paysage. Cette étape de la ViaRhôna offre une grande variété de paysages. Sur la piste, on traverse Vienne, ancienne capitale de la Gaule romaine. On longe les vignobles en terrasse, dont la prestigieuse appellation Côte-Rôtie et les premiers vergers de la vallée du Rhône. On s’offre une halte grandeur nature à l’Île du Beurre, témoin du Rhône sauvage. www.viarhona.com

A noter que le Pavillon du tourisme de Vienne Condrieu propose un service de locations de vélos mécaniques ou électriques. www.vienne-condrieu.com

Oenotourisme dans la Vallée du Rhône

Fin d’après-midi, visite de la Maison Colombier dont la renommée est fondée sur les 6 hectares de poiriers Williams desquels est tirée la célèbre eau-de-vie. Les poires récoltées sont destinées à la distillerie et à des douceurs à base de poire (chocolat, par exemple).

Dès les années 1930, le Chef Fernand Point – premier chef cuisinier français à obtenir une troisième étoile au Guide Michelin, en 1933 (jusqu'en 1955) –, enthousiasmé par la finesse et le fruité du breuvage, demanda à son ami, Joannès Colombier, de lui réserver sa production afin qu’elle soit exclusivement consommée dans son restaurant «La Pyramide» à Vienne – référence de la gastronomie française, qu’il dirigea de 1925 à 1955 –, avant que le produit ne soit distribué dans d’autres institutions «haut de gamme». Dans les années 1960, l'eau-de-vie de la Maison Colombier entra dans les magasins spécialisés.

Maison Colombier Earl (Sophie & Stéphane Jay), 523 route de Marennes, 38200 Villette-de-Vienne – boutique : tél. +33 (0)4 74 57 98 05 – www.poire-colombier.com

Début de soirée, direction Chonas-l’Amballan (à 15 minutes de Vienne), installation au Domaine de Clairefontaine, à l’Hôtel 4 étoiles Les Jardins, suivi du dîner au Bistrot, restaurant de l’Hôtel 3 étoiles Le Cottage de Clairefontaine.

Le Domaine, les Jardins et le Cottage jouissent d’une situation privilégiée, dans une commune rurale de charme, à 10 km de Vienne et à 40 km au sud de Lyon. Ils appartiennent à Philippe Girardon, Meilleur Ouvrier de France 1997 et Chef 1 étoile Michelin.

Domaine de Clairefontaine, 105 chemin des Fontanettes, 38121 Chonas-l’Amballan – tél. +33 (0)4 74 58 81 52 – www.domaine-de-clairefontaine.fr : dans un magnifique parc, avec un bassin aux cygnes, l’hôtel Les Jardins a été créé dans les anciennes écuries du Domaine. La Table de Philippe Girardon est un restaurant gastronomique étoilé au Guide Michelin (1 macaron Michelin depuis 1993), dans un élégant manoir du 17e siècle, au décor épuré.

Le Cottage de Clairefontaine, 616 chemin du Marais, 38121 Chonas-l’Amballan – tél. +33 (0)4 74 58 83 28 : son restaurant, Le Bistrot, est distingué d’un Bib Gourmand Michelin. Cuisine de terroir, faite maison en collaboration avec les producteurs locaux éco-responsables, pleine de saveurs et à base de produits frais et de saison. Menu 3 services à 32 €.

Au petit matin du troisième jour, départ pour le Département de l’Isère, de l’autre côté du Rhône, sur la rive gauche.

Oenotourisme dans la Vallée du Rhône

Escapade gustative sur le marché de Vienne, tradition se transmettant de générations en générations depuis le 13e siècle. Spectacle vivant et gourmand, le deuxième plus grand marché permanent de France avec ses 350 étals est un incontournable de la destination. L’occasion pour les lève-tôt de croiser les deux chefs étoilés du coin, Philippe Girardon et Patrick Henriroux – auréolé de deux étoiles au Guide Michelin (depuis 1992) qui a repris, depuis 1989, le célèbre Restaurant La Pyramide, créé par le Chef Fernand Point.

Hôtel Restaurant La Pyramide, 14 boulevard Fernand Point, 38200 Vienne – tél. +33 (0)4 74 53 01 96 – www.lapyramide.com

Oenotourisme dans la Vallée du Rhône Oenotourisme dans la Vallée du Rhône

A vélo électrique ou à pied, l’exploration de Vienne et de son patrimoine romain n’a pas de limites. Temple d’Auguste et de Livie, Théâtre Antique, Pyramide... Pour embrasser ce patrimoine unique, rien de mieux que l’ascension de la colline de Pipet, dominant la cité antique et offrant une superbe vue sur le fleuve et les coteaux.


Oenotourisme dans la Vallée du Rhône

Ensuite, plongée dans l’histoire gallo-romaine au Musée de Saint-Romain-en-Gal/Vienne. Unique musée du Département du Rhône (Eh oui, nous sommes repassés sur l’autre rive du fleuve! Cela paraît compliqué, mais, sur place, c’est beaucoup plus simple à comprendre), il est implanté sur un site gallo-romain de 7 hectares, sur la rive droite du Rhône. Construit sur un des sites archéologiques les plus importants de France, ce «Musée de France» emmène le visiteur 2000 ans en arrière, dans un vaste quartier artisanal et résidentiel de l’une des plus riches cités de la Gaule romaine, Vienna. Il dévoile un remarquable ensemble de mosaïques et de peintures murales, des objets témoignant de la vie matérielle et des activités des habitants et une dizaine de maquettes restituant la ville, les entrepôts et les grandes maisons à l’époque romaine.

Musée gallo-romain de Saint-Romain-en-Gal/Vienne, 386 route départementale, 69560 Saint-Romain-en-Gal – tél. +33 (0)4 74 53 74 01 – musee-site.rhone.fr

Le périple se termine par un déjeuner au Restaurant Les Nymphéas. A 10 minutes au sud de Lyon, et à 10 minutes au nord de Vienne, apparaît, à l'abri des regards, un ravissant écrin de nature, entourant une maison forte du 17e siècle, entièrement rénovée. Nous sommes arrivés dans l’immense Domaine de Gorneton!

Le Domaine de Gorneton, 712 chemin de Violans, 38670 Chasse-sur-Rhône – tél. +33 (0)6 34 66 10 61 ou +33 (0)6 34 66 10 55 – www.ledomainedegorneton.com: chambres d’hôtes, organisation de séminaires et d’événements.

Dans le domaine, Restaurant Les Nymphéas, 680 chemin de Violans, 38670 Chasse-sur-Rhône – tél. +33 (0)4 87 76 85 15: Maître Restaurateur. Cuisine traditionnelle élaborée avec des produits locaux. Menu 3 services, sur réservation.

Josiane REGINSTER

Article mis en ligne en mars 2023

Pour se déplacer sans souci

Rhône Trip : tél. +33 (0)6 48 11 09 91 – www.rhonetrip.com: agence locale spécialisée en visite de caves et dégustation de vins. Prestations sur mesure à la demande, en minibus de huit places, soit en formules privées, soit en formules partagées.

Photos : 1. Domaine La Varia – E. Guigal à Ampuis – Côte-Rôtie – © E. GUIGAL SAS – Stéphane Chalaye Photographie / 2. Le Safari de Peaugres – Espace canadienne en cabane perchée – © Safari de Peaugres / 3. Oursons noirs – © Safari de Peaugres / 4. Le Caveau du Château Guigal / 5. Verger de la Distillerie Colombier à Villette-de-Vienne – © S. Jay / 6. Marché de Vienne – 2e plus grand marché de France – © Nicolas Combe / 7. Vue panoramique de Vienne et du Théâtre Antique – © Henry Landeau / 8. Temple d'Auguste et Livie – © Henry Landeau / 9. Mosaïque Orphée – Musée Saint-Romain-en-Gal/Vienne – © Paul Veysseyre

S'évader en Bourgogne et/ou dans les Montagnes du Jura
S'évader en Bourgogne et/ou dans les Montagnes du Jura

La Bourgogne se décline en une palette de découvertes allant de ses prestigieux vignobles de réputation internationale à son patrimoine architectural.

Pour s'éloigner temporairement de la frénésie du quotidien, les Montagnes du Jura offrent une nature omniprésente et préservée, des lacs scintillants, des forêts d'épicéas, des cascades, des grottes et des vues imprenables.

S'évader en Bourgogne et/ou dans les Montagnes du Jura

Découvrir le travail de la vigne, l'art de la vinification, la mosaïque des terroirs, les cépages et la notion de climat, est ce que permet, dès ce printemps, La Cité des Climats et des Vins de Bourgogne qui ouvre ses portes dans trois vignobles emblématiques de la Bourgogne : Beaune, capitale incontestée des vins de Bourgogne, Chablis, porte d'entrée au Nord, et Mâcon, porte d'entrée au Sud de la région. La Cité des Climats et des Vins de Bourgogne offre une approche globale de la Bourgogne viticole à travers trois parcours de visite complémentaires mettant en lumière les spécificités de chaque territoire. L'accent sera également mis sur les sensations tactiles, visuelles, olfactives et acoustiques.

S'évader en Bourgogne et/ou dans les Montagnes du Jura

Le 28 janvier 1873, Sidonie Gabrielle Colette naissait dans sa maison de Saint-Sauveur en Puisaye. A l'occasion des 150 ans de la naissance de Colette, figure emblématique de la Puisaye, la Maison et le Musée Colette s'associent pour proposer une exposition qui sera présentée, du 24 juin à début novembre 2023, dans les deux lieux. Baptisée «Passion Colette», elle retracera la vie de l'autrice sous un nouveau jour, appuyée par des documents issus de collections privées, jamais présentées au public. Cette femme de lettres – qui se classe parmi les meilleurs écrivains du 20e siècle – se considérait aussi comme journaliste. Dès 1895, elle collabore à la Cocarde de Maurice Barrès, puis devient directrice littéraire du journal Le Matin. Elle collaborera ensuite au Figaro, à Vogue, Paris Soir et Marie-Claire.

Au début du 20e siècle, la romancière a séjourné plusieurs mois par an à quelques kilomètres de Besançon, dans le Doubs. Sa maison de campagne de style Directoire, propriété de la ville de Besançon, s'ouvre au public lors d'événements ponctuels.

C.FARINONE

www.bourgogne-tourisme.com - www.besancon-tourisme.com - www.montagnes-du-jura.com

Photos : 1. La Cité des Climats et vins-Beaune nuit – © Siz-lx Architectes / 2. Portrait de Colette – © La Maison de Colette / 3. Besançon dans le Doubs.

Article mis en ligne en février 2023

Les perles de la Drôme

Situé dans la Région Auvergne-Rhône-Alpes, le Département de la Drôme doit son nom à la rivière Drôme qui y prend sa source et le traverse d’est en ouest. Dotée d’un relief marqué, passant allègrement des 2.400 mètres à 60 mètres d’altitude, la Drôme bénéficie d’un panel de climats entraînant une diversité particulièrement importante de la faune et de la flore. Terre de contrastes, d’ombre et de lumière, d’histoire et de passion, la Drôme s’épanouit entre Rhône et Vercors, aux portes de la Provence, dont elle a déjà, passé Valence, la petite pointe d’accent chaleureux, ensoleillé et parfumé. Potiers, sculpteurs, peintres donnent rendez-vous aux visiteurs dans leurs ateliers entre Vallée de la Drôme et Drôme provençale. Au nord de la Vallée de la Drôme, il existe la Drôme des collines, plus secrète et plus verte, marquant une transition douce entre la montagne et la plaine, les Alpes et la Provence.

Les villages perchés

Dans tout le sud-est de la France, un village sur deux est de ce type et les villages perchés de la Drôme constituent un exemple remarquable de ce vaste ensemble.

Mirmande

Au cœur de la Drôme provençale, Mirmande est une cité médiévale pleine de charme et d'authenticité, née au 12e siècle. Cachées derrière les remparts, entrelacées dans un labyrinthe de ruelles, les maisons de Mirmande ont conservé leurs belles façades de pierres et leurs vieilles portes. Derrière ses murs, de jolis jardins exhalent des parfums d’iris et de plantes aromatiques. Le village connut son apogée, au 19e siècle, avec l'élevage du vers à soie (sériculture), avant de se reconvertir dans la production de fruits. Classé parmi les «Plus Beaux Villages de France», Mirmande attire et séduit. En 2017, le village a été choisi comme lieu de tournage du film «L’incroyable histoire du Facteur Cheval» du réalisateur Nils Tavernier. Véritable équilibre entre patrimoine et énergie locale, Mirmande conjugue la richesse d’hier avec le dynamisme d’aujourd’hui et ses nombreuses galeries d’art et d’artisanat. www.mirmande.org

Cliousclat

A deux pas de Mirmande, ce joli petit village de potiers s’étire sur sa colline. Depuis toujours, l'histoire de la poterie traditionnelle artisanale se raconte à «Cliou». La Fabrique de Poteries de Cliousclat – inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques – fait encore entendre la douce musique de ses tours centenaires. www.lafabriquedecliou.com

Dieulefit

Au Pays de Dieulefit-Bourdeaux, le travail de la terre est une tradition ancestrale, remontant à l’époque gallo-romaine, grâce aux carrières d’argile. L’apogée de cet artisanat se situa au 19e siècle avec une centaine d’ateliers. La poterie d’art donnera un souffle nouveau au travail de la terre, dans les années 1925, sous l’impulsion d’Etienne Noël, potier, maître-verrier et peintre. Aujourd’hui, de nombreux artisans potiers perpétuent cette longue tradition. Classée station touristique, Dieulefit bénéficie à la fois d’un environnement et d’un patrimoine protégés, d’une tradition potière qui fait sa renommée, de qualités climatiques ayant favorisé l’installation de maisons de santé spécialisées dans les domaines pulmonaires et cardio-vasculaires. L’Office de Tourisme de Dieulefit organise une visite guidée de la «Viale», c’est-à-dire du centre ancien avec ses vieilles ruelles et ses monuments emblématiques. www.dieulefit-tourisme.com

Poët-Laval

Les perles de la Drôme

A 4 kilomètres de Dieulefit, ce village médiéval perché, fondé au 12e siècle par les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, conserve encore les remparts du 14e siècle, ainsi que le donjon de l’ancienne commanderie des chevaliers de Malte. Aménagé dans une demeure du 14e siècle, le Musée du Protestantisme dauphinois devint un temple protestant en 1622. C’est l’un des trois temples à ne pas avoir été détruit à la Révocation de l’Edit de Nantes, en 1685.

Le Circuit rouge de 58 kilomètres «Sur les pas des Huguenots» – sentier pédestre international de grande randonnée (portion française homologuée GR 965) démarrant au Poët-Laval – rend hommage à l’exil des protestants suite à la Révocation, par le roi de France Louis XIV, de l’Edit de Nantes qui, depuis 1598, leur accordait une certaine liberté. Ce parcours de 1.600 kilomètres jusqu’à Bad Karlshafen en Allemagne, passant par Genève puis Francfort-sur-le-Main, suit le tracé historique de l’exil des Huguenots dauphinois vers la Suisse et l’Allemagne. www.surlespasdeshuguenots.eu

Les incontournables

La ville de Valence

Les perles de la Drôme

Valence (environ 65.000 habitants) est le chef-lieu du Département, où est implantée la Préfecture. La vieille ville avec ses rues commerçantes et piétonnes s’ouvre sur des places aux terrasses ombragées. Ne manquez pas d’admirer ses principaux trésors architecturaux parmi lesquels la Maison des Têtes du 16e siècle avec ses nombreuses têtes sculptées en façade ; le Pendentif, monument funéraire en forme d’arc de triomphe, bâti au 16e siècle dans le cloître de la Cathédrale. Célèbre dès le 17e siècle pour la perfection de sa voûte, le Pendentif fut l'un des premiers monuments classés en France.

Le Musée d’Art et d’Archéologie de Valence, installé dans l’ancien palais épiscopal, puis agrandi grâce à des extensions contemporaines – soulignées en particulier par la transparence d’un belvédère, offrant un exceptionnel point de vue à 360° sur la vallée du Rhône et les montagnes de l’Ardèche et du Vercors –, affirme sa double identité de musée d’Art et d’Archéologie. Le parcours des collections offre un large panorama de l’histoire de l’homme et des arts, de la préhistoire régionale à l’art contemporain. Sa collection d’art comprend, entre autres, le remarquable ensemble de peintures et dessins d’Hubert Robert (1733-1808), peintre de ruine et de paysages, – le troisième au monde avec ceux des musées du Louvre à Paris et de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg –, proposant une vision du «sentiment de la nature» et du goût pour l’antique développés au 18e siècle. Autre œuvre à souligner, l’exceptionnel papier-peint du début du 19e siècle de la Manufacture Joseph Dufour intitulé «La Galerie mythologique».

Le Palais idéal du facteur Cheval à Hauterives

Les perles de la Drôme

Monument historique unique au monde, fruit du travail d’un seul homme, il continue de fasciner les plus grands artistes, comme les simples visiteurs.

En 1879, lors de sa tournée de facteur rural dans la Drôme des Collines, Ferdinand Cheval (1836-1924) buta sur une pierre si bizarre qu’elle réveilla un rêve. Autodidacte, il bâtit obstinément, la plupart du temps la nuit à la lumière des bougies, pendant 33 ans, un palais surréaliste, inspiré par la nature, les magazines illustrés et les cartes postales qu’il distribuait. Parcourant chaque jour une trentaine de kilomètres pour ses tournées piétonnes de facteur en pleine campagne, il ramassait des pierres, aidé de sa fidèle brouette, et les accumulait pour s’en servir comme matériaux de construction.

Peuplé d’un incroyable bestiaire, mais aussi de fées, de géants, de personnages mythologiques, son Palais, aussi inclassable qu’universel, contient des architectures de tous les continents. Il l’acheva à l’âge de 76 ans.

Ensuite, durant 8 ans, Ferdinand Cheval construisit son tombeau, tout aussi singulier, au cimetière du village de Hauterives. Il y fut enterré quand il décéda à 88 ans.

Le Palais idéal fut classé «Monument Historique» en 1969, par André Malraux, alors Ministre de la Culture.

Du 15 mai au 6 novembre 2022, l’artiste français, de renommée internationale, Jean-Michel Othoniel (1964) a été invité à réaliser «Le rêve de l’eau», une merveilleuse œuvre dialoguant parfaitement, à travers les âges, avec l’étonnante réalisation du facteur Cheval. Ayant un rapport particulier avec le Palais idéal qu’il connaît depuis son enfance, l’artiste plasticien sculpteur a réactivé des éléments existants du Palais pour les intégrer dans sa propre création imaginée spécialement pour le lieu, se développant autour de deux éléments principaux, l’eau et la lumière – fontaines réalisées en verre de Murano rose et bleu et en verre miroité bleu indien, sculpture de briques dorées en verre miroité ambre indien, oriflammes en verre de Murano, sculptures lumineuses en verre servant de plafonniers à l’intérieur du bâtiment, vitraux venant colorer la lumière pénétrant dans la galerie, installations de mise en eau –, rendant ainsi visible la correspondance entre les deux constructions. L’intervention de Jean-Michel Othoniel a rendu vivant le rêve du facteur Cheval : que le Palais soit animé de jeux d’eau, de fontaines et de cascades.

Le défi consistant à faire rentrer la création contemporaine dans l’œuvre du facteur Cheval – une première – a été complètement réussi !

La Tour de Crest

Les perles de la Drôme

Dominant la vallée de la Drôme, la Tour de Crest (prononcer «crè») surveille la cité et l’entrée des Alpes, au sud du massif du Vercors. Du haut de la Tour, la vue porte jusqu’aux monts d’Ardèche, de l’autre côté du Rhône.

La construction de la tour débuta au 12e siècle. Elle constituait l’élément majeur d’un imposant château que se disputèrent les comtes de Valentinois et les évêques-comtes de Die. Parfaite illustration d’un système de défense au Moyen Age, ses dimensions et sa hauteur de 52 mètres en font, aujourd’hui, le plus haut donjon de France (257 marches !).

En 1419, le comté de Valentinois et le château de Crest devinrent propriété des rois de France. En 1633, sous le règne de Louis XIII, le château fut démantelé, mais la tour fut conservée pour servir de prison d’Etat. Des hommes de bonne famille furent enfermés dans la tour, sur simple lettre de cachet signée du roi. Après la révocation de l’Edit de Nantes en 1685, de nombreux protestants y furent aussi détenus. Symbole de l’arbitraire royal, la Tour fut surnommée la «Bastille du Sud». En 1851, les opposants républicains au coup d’Etat de Napoléon III furent les derniers prisonniers à y être enfermés.

Le château de Grignan

Les perles de la Drôme

Au cœur de la Drôme provençale, ce monument historique témoigne de l’architecture de la Renaissance et du 17e siècle français. Dominant l’un des plus beaux villages de France, sa majesté et sa beauté s’imposent au regard depuis les quatre points cardinaux.

Au 17e siècle, François de Grignan (1632-1714) épousa Françoise Marguerite de Sévigné (1646-1705), fille de Marie de Rabutin Chantal, marquise de Sévigné (1626-1696). Louis XIV nomma le comte à la haute fonction de lieutenant général au gouvernement de Provence.

La comtesse de Grignan entretenait avec sa mère, la marquise de Sévigné, une correspondance régulière, illustrant la vie de la famille en Provence ainsi que les facéties du siècle de Louis XIV et de ses grandes figures. Vivant entre Paris et la Bretagne, la marquise de Sévigné effectua au Château de Grignan trois séjours, recouvrant une durée de quatre ans. Elle y décéda le 17 avril 1696 et repose dans la Collégiale Saint-Sauveur de Grignan. Publiée dès le 18e siècle, la correspondance de Madame de Sévigné connaissait dès lors un immense succès. La figure emblématique de la marquise de Sévigné porta la renommée du château au-delà des frontières.

Acquis par le Département de la Drôme en 1979, l’édifice a été labellisé «Musée de France», en 2002, confortant ainsi l’intérêt patrimonial et l’attractivité du château.

Chaque été, lors des «Fêtes nocturnes» – inspirées des grandes fêtes données par le comte de Grignan dans son château de Provence –, une création théâtrale originale est produite puis jouée devant la façade monumentale du château.

Dans le village de Grignan, il faut déambuler le long des ruelles fleuries de roses anciennes, pénétrer dans les boutiques artisanales, pousser les portes des vieilles demeures de pierre, et se rafraîchir au bord du très beau lavoir de style néoclassique, avec son bassin circulaire entouré de seize colonnes doriques surmontées d'un dôme. Une riche programmation culturelle fait vivre le village toute l'année. www.grignanvalreas-tourisme.com

Les spécialités

Le nougat

A Montélimar, sur la mythique Nationale 7 – l’ancienne route des vacances vers le Sud (et le soleil) pour bon nombre de Belges, jusqu’en 1968, année de l’inauguration de la nouvelle autoroute – la Maison Arnaud-Soubeyran est la plus ancienne fabrique de nougat encore en activité. Depuis 1837, la tradition se perpétue avec la cuisson au chaudron, en sélectionnant des ingrédients de qualité, issus du terroir. Les différentes étapes d’élaboration du nougat peuvent être observées à travers les vitres.

D’autres confiseries provençales sont également fabriquées sur place : calissons, fruits secs enrobés de chocolat, guimauves à l’ancienne, caramels et biscuits au beurre.

Installé au sein de la fabrique, le Musée du nougat est un lieu unique à Montélimar. L’histoire du nougat y est retracée depuis ses origines. Particularité du parcours pédagogique : la vie des abeilles est racontée de manière très complète et ludique, et la découverte de la «Ruche sonore» – immersion acoustique au fil des 4 saisons de la vie des abeilles – est une expérience fascinante pour les petits comme pour les grands. La visite se termine par une dégustation commentée, grâce à votre «billet gourmand».

La lavande

Les perles de la Drôme

Dans les premiers départements bio de France, la Drôme est notamment leader mondial de la production des PPAM (Plantes à Parfum, Aromatiques et Médicinales). Ces plantes, produites dans la Drôme, se retrouvent dans les espaces bien-être, utilisées sous forme d’huiles essentielles principalement, d’eaux florales ou encore de cosmétiques bio.

Sur le territoire de la Drôme, on distingue trois espèces de lavande : la lavande aspic pousse jusqu’à environ 500 mètres d’altitude; la lavande fine se plaît au-delà des 500 mètres d’altitude. Le lavandin – résultat de l’hybridation naturelle, par les insectes pollinisateurs, des deux espèces précédentes – représente actuellement 90% des cultures.

Nombreux sont les produits dérivés de la lavande – en fleur de mi-juin à mi-juillet : huiles essentielles, eaux florales, tisanes, savons, …

Odile Guerpillon Tassi, propriétaire du domaine L’Essentiel de lavande, fait fabriquer une gamme complète de produits bio issus de ses cultures, qu’elle présente dans sa boutique : huiles essentielles, cosmétiques, infusions et même une délicieuse crème glacée à la lavande… Elle explique à ses visiteurs le parcours de la lavande, de la culture à la fabrication d’huiles essentielles. Elle organise des ateliers de fabrication de cosmétiques. Des massages, au milieu des champs de lavande, sont pratiqués par des professionnels. Et des pique-niques haut de gamme peuvent être réservés, dont le dessert est… cette savoureuse crème glacée à la lavande !

Le vin

L’oenotourisme occupe une grande place dans le département. Avec près de 20.000 hectares de vignes, du nord au sud du département, la viticulture drômoise est étendue sur tout le territoire et très diversifiée. En grande majorité, ce sont des vins AOP (96.5% de la production) et en IGP.

Depuis octobre 2014, la destination «Drôme Provençale» a reçu le label «Vignobles & Découvertes». Elle offre une sélection de 32 caves, 18 hébergements, 14 restaurants, 18 sites de visites dont le Château de Grignan, 18 activités de loisirs, 10 évènements, 4 Offices de Tourisme. Ce terroir – au cœur des Côtes du Rhône Méridionales – est celui du Cru de Vinsobres, de l’AOP Grignan-les-Adhémar et de l’IGP Coteaux des Baronnies. Ce sont tous les paysages de la Drôme Provençale qui, de la vallée du Rhône aux moyennes montagnes des Baronnies, sont façonnés par la culture de la vigne, intimement liée à celle des vergers d’abricotiers, des champs de lavande, des truffières… offrant ainsi aux visiteurs une véritable mosaïque colorée aux multiples saveurs et senteurs.

Ancienne ferme du Château de Grignan, le Domaine de Montine possède un vignoble situé sur les terroirs des appellations Grignan-les-Adhémar, Côtes du Rhône et Cru de Vinsobres. La troisième et la quatrième génération de vignerons de la famille Monteillet font découvrir, toute l’année, chacune des étapes de la fabrication de leurs vins. L‘exploitation de chênes truffiers et de lavande complète la production de cette Maison.

L'appellation Grignan-les-Adhémar concerne en grande majorité des rouges (85% de la production), formant un mariage réussi de 5 principaux cépages : Syrah, Grenache, Mourvèdre, Carignan et Cinsault. Leur robe est lumineuse, variant du rubis vif au rouge sombre. Le nez découvre des arômes d’épices (cannelle, poivre et vanille), des parfums de fruits rouges et des notes de réglisse. Ils sont longs et souples en bouche. Les plus fruités accepteront volontiers d’être bus jeunes et frais, mais les vins à dominante Syrah dévoileront tout leur potentiel s’ils sont conservés au moins 10 ans. À table, on les sert entre 14 et 15°, ils accompagnent tout le repas. www.grignan-adhemar-vin.fr

Le Café des Vignerons, au cœur de Grignan, invite à la découverte et à la dégustation des vins de l’ensemble des caves de l’AOP Grignan-les-Adhémar, au prix «caveau». Le Chef du Restaurant Le Clair de la Plume réalise les tapas en accord avec les vins de l’appellation locale. Chaque jeudi, un des vignerons de l'appellation vient animer des dégustations.

Josiane REGINSTER

Article mis en ligne en janvier 2023

Où se délecter et s’endormir ?

Hôtel Victoria****, 37 rue Denis Papin, 26000 Valence (France) – tél. +33 (0)4 28 99 01 60 – www.hotel-victoria-valence.fr : en face de la gare. Façade classée et chambres rénovées dans un style «british». Excellent petit-déjeuner, très diversifié.

André, Maison Pic, 285 avenue Victor Hugo, 26000 Valence (France) – tél. +33 (0)4 75 44 15 32 – www.anne-sophie-pic.com: 2e adresse de la cheffe Anne-Sophie Pic, 3 étoiles au Guide Michelin. Style bistrot convivial, cuisine traditionnelle avec un délicieux menu à 43 €.

Restaurant Margot, Le village, 26270 Mirmande (France) – tél. +33 (0)4 75 63 08 05 – www.restaurantmargot.fr: cuisine traditionnelle, raffinée, agrémentée de touches exotiques, dans une sympathique maison typique, au centre du village.

Hôtel de charme*** et Restaurant Les Hospitaliers, 95 place Yvon Morin, 26160 Le Poët-Laval (France) – tél. +33 (0)4 75 46 22 32 – www.hotel-les-hospitaliers.com: situé au sommet du village médiéval, avec une piscine et une vue magnifique de la terrasse supérieure sur les Pré-Alpes. Cuisine raffinée.

Hôtel**** et Restaurant Le Clair de la Plume, 2 place du mail, 26230 Grignan (France) – tél. +33 (0)4 75 91 81 30 – www.clairplume.com: accueil très prévenant, nombreux espaces hors du temps dans un cadre préservé, piscine naturelle ; petit-déjeuner au champagne (accessible aux clients n'ayant pas de chambre à l'hôtel, sur réservation). Restaurant gastronomique récompensé par une étoile verte Michelin consacrant une gastronomie durable et Bistro Chapouton distingué du Bib Gourmand par le Guide Michelin avec un service attentionné. Membre « Les Collectionneurs ». A tester absolument !

Boutique du Clair de la Plume, place du jeu de ballon, 26230 Grignan (France) – tél. +33 (0)4 75 96 35 76 – www.clairplume.com: pâtisseries, glaces et épicerie fine au centre du village.

Le Café des Vignerons, 1 place du jeu de ballon, 26230 Grignan (France) – tél. +33 (0)4 75 46 94 36 – www.cafedesvignerons.com : dans le village, petite restauration accompagnée des vins de l’appellation Grignan-les-Adhémar, à déguster au verre et pouvant être achetés au prix « caveau ».

Plus d’infos :

Agence de Développement Touristique de la Drôme, 8 rue Baudin - BP 531 - 26005 Valence cedex (France) – tél. +33 (0)4 75 82 19 26 – www.ladrometourisme.com

chateaux-ladrome.fr, www.valleedeladrome-tourisme.com

Musée d’Art et d’Archéologie, 4 place des Ormeaux, 26000 Valence (France) – tél. +33 (0)4 75 79 20 80 – museedevalence.fr

Palais idéal, 8 rue du Palais, 26390 Hauterives (France) – tél. +33 (0)4 75 68 81 19 – facteurcheval.com

Tour de Crest, rue de la Tour, 26400 Crest (France) – tél. +33 (0)4 75 25 32 53 – www.tourdecrest.fr

Musée du Nougat – Fabrique Arnaud-Soubeyran, 22 avenue du Gournier - Nationale 7, 26200 Montélimar (France) – tél. +33 (0)4 75 51 01 35 – www.nougatsoubeyran.com

L’Essentiel de Lavande, 270 allée de Fontchaude, 26160 La Bégude-de-Mazenc (France) – tél. +33 (0)4 26 79 00 70 ou +33 (0)6 62 86 64 12 – www.essentiel-de-lavande.com: tous les jours, de 10 à 19h. Nous vous recommandons de prendre rendez-vous.

Poterie du Château, Mr Chelly Zouhir, 15 rue Montant au Château, 26230 Grignan (France) – tél. +33 (0)4 75 46 57 26 – www.poterieduchateau.com: les deux artisans potiers se complètent merveilleusement bien et sont aussi sympathiques l’un que l’autre. Possibilités de stages.

Domaine de Montine, hameau de la Grande Tulière, 26230 Grignan (France) – tél. +33 (0)4 75 46 54 21 – www.domaine-de-montine.com

Photos : 1. Poët-Laval Village (© Studio MIR – Le Drôme Tourisme) – 2. Maison des Têtes à Valence (© I. Pascale – La Drôme Tourisme) – 3. Façade nord du Palais Idéal du Facteur Cheval à Hauterives – 4. Tour de Crest sous le soleil couchant (© I. Pascale – La Drôme Tourisme) – 5. Château de Grignan (© jb.fabry – La Drôme Tourisme) – 6. Champ de lavande à Grignan (© I. Pascale – La Drôme Tourisme).

Article mis en ligne en janvier 2023

La Vallée de la Loue, un cadre naturel exceptionnel
La Vallée de la Loue, un cadre naturel exceptionnel

Avec ses grands espaces restés intacts, ses lacs scintillants, ses rivières, ses cascades, ses grottes, ses forêts d'épicéas, ses hameaux rustiques, le Jura est synonyme de patrimoines historique, culturel et naturel exceptionnels. Dans ce territoire le plus boisé de France, l'eau est en mouvement perpétuel. La Loue, pittoresque rivière comtoise, berce villages et lieux naturels bucoliques au fil d'une vallée tantôt encaissée tantôt ouverte.

La Vallée de la Loue, un cadre naturel exceptionnel

Dans le cadre enchanteur de la Vallée de la Loue, Ornans est une petite cité pleine de charme à l'ambiance vénitienne où le temps s'écoule au fil de la Loue. Ses maisons aux couleurs ocres et bleues, suspendues sur la Loue, ses petites ruelles étroites, ses hôtels particuliers et ses vieilles bâtisses construites en belles pierres témoignent du passé riche de la ville. Elle possède de beaux édifices des 16e, 17e et 18e siècles.

La Vallée de la Loue, un cadre naturel exceptionnel

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Ornans est aussi le berceau de personnages célèbres dont le paysagiste local Gustave Courbet. Homme des éclats et des scandales, maître du Réalisme, Gustave Courbet s'est imposé comme le peintre de la rupture, foncièrement de son temps, brutalisant les codes de l'art par des oeuvres manifestes et une démarche artistique inédite. Au-delà de ses oeuvres monumentales, la collection du Musée Courbet permet d'approcher un autre Courbet, l'être intime profondément attaché à son milieu natal et à son territoire. Il privilégie les visages, les scènes et décors familiers.

La Vallée de la Loue, un cadre naturel exceptionnel

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Aménagé sur plus de 1000 m² et 21 salles d'expositions permanente et temporaire, le Musée Gustave Courbet – premier site consacré entièrement à son oeuvre – s'étend sur trois superbes hôtels particuliers, dont la maison natale du peintre de «L'origine du monde». Le parcours jalonné de tableaux, de dessins, de gravures, mais aussi de sculptures, permet de pénétrer dans l'intimité de l'artiste. L'édifice, qui allie modernité et authenticité, réserve de larges baies avec vue sur la Loue. Au sein du musée, un parcours évoque – d'Ornans à Paris – la carrière de l'enfant du pays, la rupture esthétique qu'il mena, les milieux artistiques qu'il fréquenta, puis son engagement politique jusqu'à son exil et sa mort en Suisse. Les travaux du Musée Courbet, entrepris à l'automne 2020, ont permis, entre autres, de faire entrer le numérique dans le parcours grâce à un compagnon de visite inclusif et des espaces immersifs. L'exposition «Ceux de la Terre. La figure du paysan, de Courbet à Van Gogh» est à voir jusqu'au 16 octobre 2022 au Musée Gustave Courbet à Ornans.

Deux autres sites culturels sont également à découvrir. La Ferme de Courbet est une ancienne propriété familiale du peintre. Cette très belle ferme du 18e siècle a été entièrement restaurée dans le cadre du projet culturel «Pays Courbet – Pays d'artistes». La ferme abrite un café littéraire «Le Café de Juliette», une salle d'expositions et un espace d'ateliers artistiques et d'animations. Une terrasse, un jardin et un verger complètent l'infrastructure. Quant à l'Atelier Courbet, un lieu unique imprégné des traces du passé, il conserve en son sein les seules peintures murales du maître d'Ornans. Ce dernier aurait lui-même veillé à l'achat et à la transformation en atelier de cette ancienne fonderie.

La Vallée de la Loue, un cadre naturel exceptionnel

La Vallée de la Loue, à proximité de sa «capitale», Ornans, offre d'innombrables possibilités de découvertes, d'activités, d'explorations.

Depuis Nans-sous-Sainte-Anne, on emprunte le mystérieux sentier qui longe le Lison. Après 300 mètres de marche, bercée par le chuchotement de l'eau, l'immense paroi rocheuse de la source du Lison apparaît derrière les feuillages. Ses eaux limpides jaillissent d'une grotte en une impressionnante cascade. Une ambiance à la fois secrète et sauvage. Un havre de paix et de fraîcheur !

Autre lieu magique : le site du «Miroir de Scey», lorsque la Loue se transforme en miroir. Dans les eaux calmes du barrage des anciennes forges, se reflète un vieux moulin, à l'origine de l'une des toiles de Courbet.

Loin des grands flux touristiques, la Vallée de la Loue est une oasis de fraîcheur et de verdure. Ici, on renoue avec la nature !

Christian FARINONE

Office de Tourisme Destination Loue Lison, 7 rue Pierre Vernier, 25290 Ornans – tél. +33 (0)3 81 62 21 50 – www.destinationlouelison.com

Office de Tourisme et des Congrès du Grand Besançon, 52 Grande Rue (Hôtel de Ville, place du 8 septembre), 25000 Besançon – tél. +33 (0)3 81 80 92 55 – www.besancon-tourisme.com : installé dans les locaux de l’Hôtel de Ville, au cœur du centre-ville historique.

Le Resto Le France (Sylvie & Gilles Vigneron), 51 rue Pierre Vernier, 25290 Ornans – tél. +33 (0)3 81 58 94 53 : à deux pas du Musée Courbet.

Restaurant 1802, 2 rue de Lacoré, 25000 Besançon – tél. +33 (0)3 81 82 21 97 – www.restaurant-1802.fr: brasserie chic et contemporaine dans le centre de Besançon, grande terrasse ombragée, à côté du parc Granvelle.

Hôtel de Paris***, 33 rue des Granges, 25000 Besançon – tél. +33 (0)3 81 81 36 56 – www.besanconhoteldeparis.com : décoration «design», au centre de la ville, parking privé sécurisé; par beau temps, possibilité de petit-déjeuner dehors, dans la cour intérieure.

Pour toute information concernant les séjours touristiques ou culturels organisés à la carte, incluant les visites, le logement et la restauration : tél. +33 (0)6 31 76 43 73.

Photos :

1. Vieilles maisons Roche du Mont – © Jacques Lhomméen
2. Passerelle à Ornans – © Jacques Lhommée
3. Vincent Van Gogh (1853-1890), La Méridienne dit aussi La Sieste (d’après Millet). Entre 1889 et 1890 – Huile sur toile – Paris, musée d'Orsay – Donation de Mme Fernand Halphen, née Koenigswarter, 1952 – Inv. RF 1952-17 – © Musée d'Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt
4. Sir George Clausen (1852-1944), Le retour des glaneuses, 1904 – Huile sur toile, 92.7 x 122.6 cm – Presented by C.N. Luxmoore 1929 Royaume Uni, Londres, Tate Collection, N04486 – © Tate, Londres, Dist. RMN-Grand Palais / Tate Photography
5. Source de la Loue jaillissant d'une falaise haute de cent mètres

Réouverture du Forum antique de Bavay
Réouverture du Forum antique de Bavay

L’inauguration officielle du parcours couvert du Forum antique de Bavay – musée archéologique du Département du Nord, dans la Région Hauts-de-France – a eu lieu le samedi 14 mai 2022, lors de la Nuit européenne des Musées. Le nouveau parcours de visite – fruit de deux ans de travaux de grande ampleur – protège des aléas climatiques les vestiges archéologiques, mais offre aussi aux visiteurs une nouvelle expérience de visite à travers un circuit aménagé de scénographies pour s’immerger au cœur du quotidien des habitants de «Bagacum» (ancien nom romain de Bavay). Grâce à ses collections exceptionnelles et son impressionnant site archéologique de 2,5 hectares, le site permet de découvrir un forum romain impérial, le plus vaste d’Europe du Nord.


Bagacum, capitale des Nerviens

Au Ier siècle de notre ère, le territoire des Nerviens, comme l’ensemble de la Gaule, devint romain. À la suite de la réorganisation de l’Empire sous Auguste, Bagacum devint alors capitale de la cité des Nerviens. Son territoire s’étendait entre les rives de la Sambre et de l’Escaut et englobait les villes actuelles de Cambrai et de Bruxelles. La cité se vit alors dotée de l’un des plus grands forums de tout l’Empire romain. Aujourd’hui encore, le forum de Bavay est le plus grand jamais mis au jour en France. Bagacum se trouvait au croisement de sept routes romaines dont la plus importante reliait Boulogne-sur-Mer à Cologne. Cet emplacement stratégique lui permit de se développer et de devenir un important centre urbain de la Gaule Belgique. Cependant, à la fin du IIIe siècle, Bagacum dut faire face aux incursions venues d’Outre- Rhin. La ville fut alors dotée de fortifications qui s’appuyaient sur le forum.

La découverte du Forum

Dès le 18e siècle, des objets furent mis au jour. En 1906, fut fondé le premier musée de Bavay. En 1940, à la suite du bombardement de la ville, il fut décidé de ne pas reconstruire à l’emplacement du Forum et de poursuivre les fouilles. En 1969, plus de 300 objets en bronze ont été découverts et forment le Trésor des Bronzes. En 1976, le musée actuel de Bavay a été construit, à proximité immédiate du site archéologique. Dans les années 1990, d’importantes fouilles ont été menées avec les universités, mettant en évidence les différentes parties du forum et l’inscrivant sur la liste des trente sites archéologiques d’intérêt national. Entre 2009 et 2011, une grande campagne de travaux de restauration d’urgence et de mise en valeur des vestiges est menée, avant de lancer le chantier de couverture du cryptoportique en 2020.

Des vestiges uniques…

Le Forum antique de Bavay est, à ce jour, le plus grand forum découvert en France et l’un des plus grands de l’ensemble de l’Empire romain. Il représente un vestige unique et le témoin des différentes époques de Bagacum : de son statut de capitale, avec le forum monumental, jusqu’à son déclin, avec les murailles se dressant tout autour pour protéger la ville, désormais réduite. Véritable cœur de la cité, le forum romain concentrait les activités politiques, judiciaires et religieuses. L’esplanade centrale – grande place dallée au centre du forum occupée par des statues et des inscriptions officielles – était bordée sur ses grands côtés par des portiques abritant les bureaux administratifs. Les citoyens venaient y échanger leur monnaie, bénéficier du service des poids et mesures (ponderarium) ou encore consulter un avocat. La basilique était le centre de l’activité judiciaire et politique. Celle de Bavay était l’une des plus vastes de l’Occident romain. Le temple, au cœur de l’aire sacrée, était dédié aux activités religieuses. Comme l’esplanade centrale, cette aire était entourée de portiques, mais ses fondations étaient semi-souterraines: il s’agissait du cryptoportique dont les arcades de 4 mètres de haut, particulièrement bien conservées, s’élèvent encore aujourd’hui.

… Mais en danger

Couverts à l’époque antique, les différents éléments du cryptoportique n’avaient pas été conçus pour être exposés à l’air libre. Depuis leur mise au jour dans les années 1940-50, ils étaient exposés aux intempéries. Le site était également compromis par le développement d’une végétation laissée libre. Conformément à la Charte de Venise de 1964, imposant notamment la réversibilité des interventions de restauration sur les monuments historiques (elles doivent pouvoir être démontées), les différents dispositifs de conservation envisagés offraient des résultats mitigés. La couverture du cryptoportique s’est donc imposée comme solution aux différentes problématiques de conservation du site.

Les enjeux d’un projet d’ampleur

Une couverture, légère et aérienne, a été installée et prend en compte les facteurs climatiques, le temps et l’évolution de la végétation. La charpente a été transportée par convoi exceptionnel et assemblée sur site. La pose de ses fondations a exigé une ingénierie pointue et une maîtrise des techniques, afin de ne pas endommager les vestiges déjà découverts et ceux restés enterrés. La couverture, opaque et isolée, permet à présent de proposer une ambiance ombragée tout en évitant l’amplification thermique et acoustique. Cette réalisation a permis de construire un nouveau parcours de visite – accessible aux personnes à mobilité réduite, y compris les malvoyants et aveugles –, complété par une mise en scène ludique avec des plans et images en relief, des projections vidéos ou encore des diffusions sonores.

Réouverture du Forum antique de Bavay

L’exposition temporaire

Jusqu’au 8 novembre 2022, le musée archéologique du Département du Nord accueille l’exposition «M’as-tu vu ? Être et paraître à la romaine en Gaule du Nord» : l'occasion pour le Forum antique de Bavay de présenter une étude récente d’objets d'hygiène et de toilette de sa collection. Le public est invité à s’interroger sur l’apparence à l’époque romaine et la diversité des moyens utilisés. De la naissance à la mort, tous les objets utilisés pour la mise en beauté sont mis en scène : fibules, parures, objets et pratiques de soins du corps, vêtements et accessoires, sans oublier une galerie de portraits. Tous ces éléments participèrent à la construction d'une identité individuelle et collective propre à cette région de l'Empire.

Le plus

Un jardin contenant des plantes aromatiques et médicinales, utilisées du temps des Romains, offre une halte bienvenue pour se reposer ou pour pique-niquer, par beau temps.

Josiane REGINSTER

Forum antique de Bavay : 2 allée Chanoine Henri Biévelet – 59570 Bavay – tél.+33 (0)3 59 73 15 50 – forumantique.fr.

Photos : 1. Vestiges du Forum de Bavay – © Département du Nord / 2. Objets d'hygiène et de toilette présentés dans l'exposition «M'as-tu vu ? Etre et paraître à la romaine en Gaule du Nord» / © Forum antique de Bavay.

Article mis en ligne en juin 2022

La Nouvelle Aquitaine

La plus grande région de France s'est fixée pour but de devenir la première destination durable en France et en Europe.

En plus des vols vers 9 aéroports internationaux, une connexion ferroviaire TGV direct relie Bruxelles à Bordeaux, avec étape à Poitiers et Angoulême.

Parmi les nombreuses destinations renommées, citons entre autres :

Bordeaux – ville UNESCO, depuis 2007, avec 350 bâtiments classés Monuments Historiques –, permet des expériences multiples. La Cité du Vin met à l'honneur les vignobles du monde entier : la 12e édition de «Bordeaux Fête le Vin»va se dérouler du 23 au 26 juin. Une exposition consacrée à « Venise la Sérénissime » se déroule aux Bassins des Lumières, jusqu'au 2 janvier 2023.

La Nouvelle Aquitaine

Limoges est la capitale française des arts du feu. La porcelaine de Limoges est, aujourd'hui, produite par une vingtaine de manufactures. Avec ses châteaux, ses églises et abbatiales, ses forteresses du XIIe siècle, cette ville possède un riche passé médiéval.

Cognac est la ville de naissance du roi François Ier. Avec ses 75.000 hectares, le vignoble de Cognac peut se targuer d’être le plus grand vignoble de raisins blancs d'Europe. Des maisons historiques de fabrication de cette eau-de-vie réputée, telles Hennessy, Remy Martin, Martell..., y sont enracinées.

La Nouvelle Aquitaine

La Vallée de la Dordogne peut s’enorgueillir de posséder une des découvertes archéologiques majeures de l'humanité : la Grotte de Lascaux, découverte en 1940. Une réplique complète de la célèbre grotte permet aux visiteurs de l'appréhender comme nos ancêtres préhistoriques, il y a 20.000 ans.

Ses villages de charme, dont Sarlat – capitale du Périgord Noir – avec ses rues pavées, ses murs en pierres de taille et ses toits de lauzes, sont à parcourir. A six kilomètres de Sarlat, vient d'ouvrir le «Domaine de Rochebois», un hôtel 4 étoiles bénéficiant d'un cadre exceptionnel.

Les Pyrénées – région mondialement connue pour ses sommets et ses étapes emblématiques du Tour de France – se concentrent sur la célébration de la nature et des traditions. Pau – ville d'art et d'histoire (ville natale du roi Henri IV) – décline ses belles demeures de villégiature du XIXe siècle. Deux sites sont classés par l'UNESCO : la Cathédrale d'Oloron et le Chemin de Saint-Jacques.

La Nouvelle Aquitaine

Le Pays Basque offre l'océan, la montagne, la campagne, les stations balnéaires réputées et les villages authentiques. Biarritz – lieu de villégiature de Napoléon III et de l'impératrice Eugénie – est la plus urbaine des stations. La ville se distingue par son architecture originale et son casino. Saint-Jean-de-Luz – port de pêche et ancienne cité corsaire – bénéficie d'un beau patrimoine architectural.

La Rochelle – complexe portuaire depuis le XIIe siècle – contient, aujourd'hui, trois ports (de pêche, de commerce et de plaisance). Au Vieux Port, deux tours témoignent de l'histoire de la ville. Avec la mer et la nature en toile de fond, elle est aussi une cité millénaire, dotée d'un riche patrimoine historique et urbain. Reliée à la Rochelle par un pont de 2,9 kilomètres, l'île de Ré – célèbre pour ses roses trémières et ses maisons basses aux volets verts ou bleus – offre une nature préservée.

A Massignac, le «Domaine des Etangs» est un hôtel 5 étoiles dont le territoire s'étend sur 1.000 hectares de nature préservée, entre forêts, pâturages et étangs. 29 chambres doubles et suites sont réparties entre le château du XIIIe siècle et six métairies. Côté gastronomie, le restaurant s’inspire de la nature, en harmonie avec les saisons et les richesses des produits locaux.

Christian FARINONE

www.nouvelle-aquitaine-tourisme.com

Photos : 1. Château de Bonneval (Limoges) / © Anne-Sophie Dubreuil

2. Grotte de Lascaux – Diverticule Axial (Dordogne) / © Dan Courtice

3. Biarritz – Grande Plage / © CG64 – JM Decompte

Article mis en ligne en mai 2022